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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:58

Poursuivant son tour du monde des diasporas coréennes, l'AAFC-Bourgogne s'est intéressée à une communauté coréenne relativement peu nombreuse en chiffres absolus, mais qui - au regard de la population relativement modeste du pays hôte - y constitue l'une des principales communautés étrangères. Les quelque 4.000 Coréens de Mongolie - originaires tant du Nord que du Sud de la péninsule - ont su imprimer leur marque économique et culturelle à la Mongolie, non sans entraîner certaines réactions nationalistes chez les Mongols.

Pendant la guerre froide, la proximité culturelle mais aussi la situation géopolitique en partie comparable des deux pays, entourés de puissants voisins, avait encouragé le développement des échanges entre la Mongolie et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

Après l'établissement de relations diplomatiques entre la Mongolie et la République de Corée (du Sud), les autorités mongoles, tout en développant les échanges économiques et humains avec la Corée du Sud, ont veillé à maintenir de bonnes relations avec la RPDC. Cette situation particulière a encouragé l'essor de deux communautés distinctes en Mongolie, nord-coréenne et sud-coréenne.

La communauté nord-coréenne en Mongolie, la plus ancienne, compterait environ 200 personnes en février 2008, date à laquelle
un accord bilatéral doit permettre à quelque 5.300 travailleurs nord-coréens d'être employés en Mongolie, dans les secteurs des routes et de la construction, au cours des cinq prochaines années, sur le modèle d'accords semblables signés avec d'autres pays dans des secteurs économiques spécifiques - dont un exemple peut être fourni par les bûcherons nord-coréens en Sibérie. A cette présence légale s'ajouterait celle de plusieurs centaines de Nord-Coréens, qui ont gagné la Mongolie en passant par la Chine, dans le contexte des difficultés économiques en Corée du Nord durant les années 1990.

La présence sud-coréenne, plus récente, a fortement progressé entre 1994 (100 personnes) et 2005 (1.500 personnes, selon les données officielles du gouvernement sud-coréen), et aurait atteint 3.500 personnes en 2008. Au total, les Sud-Coréens ont créé quelque 1.500 petits commerces en Mongolie - restaurants, karaokés, magazins d'optique... Le nombre croissant de Sud-Coréens, qui diffusent la culture et la langue coréennes, a toutefois entraîné des réactions nationalistes chez les Mongols : depuis 2005, les commerces coréens doivent ainsi utiliser les caractères mongols ou l'anglais, et non plus l'alphabet coréen.

Originale dans sa double composition nord et sud-coréenne, la présence coréenne en Mongolie - et, réciproquement, la présence mongole dans la péninsule coréenne - témoignent d'échanges croissants entre la Mongolie et la Corée dans son ensemble.

Sources principales : AAFC,
wikipédia. Photo : Oulan Bator.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:57

Comptant 22.000 membres en 2009, la communauté coréenne d'Argentine est la deuxième plus importante d'Amérique latine, et la quinzième plus nombreuse dans le monde. Après avoir représenté jusqu'à 50.000 personnes en 1996, cette communauté récente - venue essentiellement après 1985 - a en partie quitté le pays dans un contexte économique plus difficile, avant de renforcer à nouveau ses rangs à compter de 2003.

La première arrivée officielle de Sud-Coréens en Argentine date du 14 octobre 1965, quand 13 familles ont débarqué à Buenos Aires, à destination de Choele Choel dans la province du Rio Negro. Auparavant, des migrants coréens étaient déjà arrivés en Argentine, depuis le Paraguay et le Chili. A cette époque, les militaires au pouvoir au Séoul conduisaient des opérations d'émigration sélectives, les familles coréennes quittant le pays devant en principe se spécialiser dans certaines professions. A l'instar de plus 500 autres familles coréennes qui gagnèrent l'Argentine entre 1970 et 1978, elles devaient travailler dans le domaine agricole, mais faute de spécialisation en ce domaine elles s'installèrent finalement dans les centres urbains (en particulier dans les quartiers de Flores et Balvanera, à Buenos Aires), qui offraient davantage d'opportunités d'emplois.

L'évolution de la communauté coréenne en Argentine a suivi à la fois les aléas de la politique migratoire à Séoul, assouplie à partir de 1985 (qui marque par ailleurs la signature d'un nouvel accord migratoire bilatéral argentino - sud-coréen), et l'évolution de la situation économique en Argentine, nettement dégradée à la fin des années 1990 et au début des années 2000. De nombreux Coréens d'Argentine rentrèrent alors dans la péninsule, ou rejoignirent les
Etats-Unis ou le Canada : si entre 1965 et 1985 quelque 6.000 Coréens gagnèrent l'Argentine, le pic migratoire après 1985 a permis à la communauté coréenne d'Argentine de compter jusqu'à 50.000 membres en 1996. Après avoir atteint un point bas en 2003 (15.500 personnes), ses effectifs ont à nouveau augmenté après cette date, pour atteindre 19.171 en 2005 et 22.024 en 2009, selon le ministère sud-coréen des affaires étrangères et du commerce.

Comme leurs compatriotes du
Brésil, les Coréens d'Argentine de la première génération ont souvent choisi de créer de petites entreprises textiles ou d'importation de vêtements, basées sur une économie ethnique, y compris pour le financement. Les conditions de travail très dures - de 12 à 14 heures par jour - et, dans certains cas, le recours à une main d'oeuvre clandestine ont nourri des critiques vis-à-vis des Coréens d'Argentine, parvenus par ailleurs à occuper une place significative sur le marché textile.

Constituant une communauté généralement bilingue, majoritairement protestante, les Coréens d'Argentine comptent enfin quelques figures célèbres : Leonardo Nam, acteur d'Hollywood né à Buenos Aires de parents coréens ; Kim Yun-shin, peintre vivant en Argentine depuis 1984, et ayant créé une université portant son nom, ayant ouvert ses portes le 8 décembre 2008 ; enfin, Soo Nam-yoo, maître coréen de shippalgi, forme de lutte adoptée par le groupe d'opérations spéciales de la police fédérale, et qui compte aujourd'hui plus de 70.000 pratiquants en Argentine.

Source principale : Koreans in Argentina, sur l'encyclopédie en ligne wikipédia (version anglaise)

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 00:18

Forte de plus de 8.000 personnes, la communauté coréenne en Inde reste modeste. Elle a cependant connu un développement rapide en moins de quinze ans. Constituée principalement de professionnels expatriés pendant trois à cinq ans, elle a toutefois imprimé sa marque dans le paysage multiculturel de l'Inde, avec la création de restaurants et d'églises dans des quartiers devenus de véritables cités coréennes (koreatowns).

En moins de 20 ans, une véritable communauté coréenne expatriée s'est formée en Inde : bien que la première association de Coréens en Inde ait été créée dès les années 1950 par des opposants politiques ayant quitté la Corée du Sud, le nombre des Coréens Indiens n'a dépassé le millier de personnes que dans les années 1990, avant d'atteindre aujourd'hui le chiffre de 8.300, selon le gouvernement sud-coréen.

La décision de Hyundai de s'implanter en Inde, en 1995, a marqué l'essor de la présence coréenne sur le continent indien : il ne s'agit pas d'expatriés de manière permanente, mais plutôt de migrations professionnelles temporaires, correspondant à des contrats de travail d'une durée de trois à cinq ans. Samsung et LG Electronics sont également présents en Inde par une communauté expatriée.

Des restaurants et des églises coréennes chrétiennes ont ouvert dans les villes et les quartiers où les Coréens sont les plus nombreux, en particulier Kilpauk (appelée Little Korea) à  Chennai, capitale du Tamil Nadu (dans le Sud-Est de l'Inde), à New Delhi (qui regrouperait la moitié des Coréens en Inde), Bangalore et Mumbay. On compte au moins quatre églises coréennes chrétiennes en Inde : deux à New Delhi, une à Chennai et une à Mumbay.

Des étudiants coréens, notamment en langue et dans les nouvelles technologies, sont inscrits dans les principales universités indiennes. Des étudiants nord-coréens en informatique ont égalemeny été formés à New Delhi.

L'association des Coréens en Inde publie un bimensuel Namaste India.

 

Source principale : wikipédia

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 23:10

Parmi les Coréens de l'ex-Union soviétique, les Coréens de l'île Sakhaline forment une communauté distincte. Arrivés pendant la colonisation japonaise, puis oubliés lors des opérations de rapatriement ayant suivi la Seconde guerre mondiale, les Coréens de Sakhaline ont développé une identité coréenne propre. Ils ont aujourd'hui choisi, dans leur immense majorité, de rester vivre en Russie.

Les 43.000 Coréens vivant à Sakhaline (et tout d'abord dans la capitale, Ioujno-Sakhalinsk), formant quelque 8 % de la population de l'île, lui ont imprimé une identité spécifique. Issus des migrations forcées auxquelles a procédé le Japon pendant la colonisation japonaise de la péninsule coréenne (1910-1945), alors que le Sud de l'île constituait la préfecture de Karafuto, les Coréens de Sakhaline ont été oubliés lors des opérations de rapatriement qui ont suivi la défaite japonaise. Enjeu d'une rivalité entre les deux Etats coréens, la plupart d'entre eux ont choisi de rester en Russie : aux 43.000 Coréens de Sakhaline s'ajoutent quelque 10.000 Coréens établis dans le reste de la Russie, 1.500 Coréens ayant rejoint le Sud de la péninsule et 1.000 Coréens rapatriés en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

La présence coréenne à Sakhaline est le fruit de la politique impérialiste du Japon, dans le Sud de l'île, alors que les Coréens vivant dans le Nord de Sakhaline ont été, à l'instar de leurs autres compatriotes d'Extrême-Orient, déplacés de force en Asie centrale en 1937, soupçonnés - contre toute évidence - d'être des agents potentiels du Japon. Estimée à moins de 6.000 personnes au milieu des années 1930, la population coréenne dans le Sud de Sakhaline (cf. carte ci-contre), originaire principalement des provinces de Gyeongsang et Jeolla, a fortement augmenté pendant la Seconde guerre mondiale, pour pallier le manque de main-d'oeuvre japonaise, notamment dans les mines, jusqu'à atteindre 150.000 personnes à la Libération. La défaite japonaise a été tragique pour les Coréens de Sakhaline : soupçonnés d'espionnage pour l'Armée rouge, ils ont été massacrés par les autorités japonaises. Ces événements encore largement méconnus auraient causé 20.000 morts, et les survivants des massacres n'ont pas encore obtenu, à ce jour, d'indemnisation des tribunaux japonais.

Sur les 150.000 Coréens de Sakhaline, 43.000 ne purent pas bénéficier de l'accord de rapatriement américano-soviétique de décembre 1946, en raison notamment de l'évolution politique dans la péninsule. Devenus un peuple sans Etat, ils reçurent un soutien de la République populaire démocratique de Corée  : en 1960, 25 % avaient obtenu la nationalité soviétique  (qui leur offrait une plus grande liberté, notamment de déplacement), 65 % étaient citoyens nord-coréens et 10 % avaient choisi de rester sans citoyenneté.

La Corée du Sud a également lancé un mouvement en faveur du rapatriement... dans le sud de la péninsule, tandis que le Japon, compte tenu de ses responsabilités historiques, finance depuis 1985 des opérations d'échanges avec la Corée du Sud pour les Coréens de Sakhaline, comme un centre pour les personnes âgées à Ansan, dans la banlieue de Séoul, dans une opération conjointe avec le Japon. Pour sa part, la Corée du Nord a encouragé les visites de familles au nord, et finance des opérations culturelles.

Enjeu de la rivalité entre les deux Etats, les Coréens de Sakhaline ont accès aux médias nord et sud-coréens, et disposent également de leurs propres médias, la Sakhalin Korean Broadcasting. Des associations de résidents coréens sont, respectivement, proches de la Corée du Nord et de la Corée du Sud. Les églises sud-coréennes protestantes se sont développées activement à Sakhaline, alors que les ressources en gaz naturel de l'île intéressent tout particulièrement les grandes firmes sud-coréennes. Cependant, le Japon reste, de loin, le principal partenaire commercial étranger de Sakhaline.

Plus attachés à la culture coréenne traditionnelle que leurs compatriotes d'Asie centrale, notamment au plan linguistique, les Coréens de Sakhaline parlent la même langue qu'au Nord, qui ont fourni une grande partie du matériel éducatif. L'influence de la K-pop sud-coréenne se fait toutefois également ressentir dans la langue orale.
(Principale source : wikipédia)

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 15:25

Avec plus de 30.000 personnes, la communauté coréenne en Nouvelle-Zélande est l'une des plus dynamiques. Venus essentiellement après 1991 grâce à une modification des règles migratoires en Nouvelle-Zélande, les "Kiwis coréens" ou "Kowis" sont toutefois aujourd'hui confrontés à des difficultés d'intégration.

1991 : les autorités néo-zélandaises mettent en place une nouvelle politique migratoire, fondée sur les compétences - en prenant en compte des facteurs tels que l'éducation, la profession et la santé - et non plus sur l'origine géographique.

Ces nouveaux critères ont encouragé une importante migration coréenne, alors qu'auparavant la maîtrise de l'anglais privilégiait les ressortissants du Commonwealth : le nombre de Coréens en Nouvelle-Zélande a augmenté de 426 en 1986 à 903 en 1991, 12.657 en 1996 et 30.792 en 2006, selon les données des recensements. Plus de 70% vivent dans la région d'Auckland, suivie des régions de Canterbury (15%), Waikato (4%) et Wellington (3%). En 2001, la moitié d'entre eux étaient âgés de moins de 24 ans.

Au plan religieux, 70% se déclarent chrétiens (souvent pratiquants, en majorité protestants presbytériens), 20% sans religion et 5% bouddhistes.

Toutefois, les difficultés à maîtriser l'anglais (un quart des "Kiwis coréens" ou "Kowis" ne peuvent pas tenir une conversation courante en anglais) a amené les Coréens de Nouvelle-Zélance à occuper plutôt des emplois peu qualifiés : un tiers d'entre eux sont au chômage. Beaucoup d'hommes sont ainsi revenus en Corée du Sud, tandis que les femmes et les enfants, pouvant bénéficier d'un système d'éducation moins strict, sont souvent restés en Nouvelle-Zélande.

Melissa Lee a été la première parlementaire néo-zélandaise d'origine coréenne, élue sur la liste du Parti national en 2008, et la seconde Coréenne a être élue député en dehors de la Corée, après Jay Kim aux Etats-Unis. (Source : wikipedia)

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 01:32
La présence coréenne dans le monde arabe est récente : elle a commencé principalement en 1974, lorsque des entreprises sud-coréennes de construction, comme Hyundai, ont choisi d'envoyer des travailleurs du bâtiment sur des projets localisés, notamment, dans les pays du Golfe persique. L'augmentation du coût de la main-d'oeuvre sud-coréenne a ensuite tari les vagues de migration coréennes dans le monde arabe où ne résideraient plus aujourd'hui que 12.000 Sud-Coréens, dont plusieurs milliers de Nord-Coréens.

La venue de deux Coréens musulmans en pélerinage (pour le Haji) à La Mecque, en 1959, aurait marqué historiquement la première migration du pays du Matin calme vers le monde arabe. Il faudra toutefois attendre 1974, année où la Corée du Sud obtient un marché de construction d'autoroutes en Arabie Saoudite, pour que se mettent d'importants flux migratoires de Coréens dans les pays arabes. Entre 1975 et 1985, 1,1 million de Sud-Coréens auraient émigré dans cette partie du monde pour des raisons professionnelles, notamment des travailleurs du bâtiments, employés par Hyundai Construction.

Le développement de la Corée du Sud et, corrélativement, le renchérissement de la main-d'oeuvre sud-coréenne a tari cette source de migration : si les chaebols sud-coréens restent implantés dans les pays arabes, leurs employés sont désormais principalement locaux. Selon les statistiques du gouvernement sud-coréen, la présence coréenne dans les pays arabes s'éleverait aujourd'hui à 12.000 personnes, présents d'abord au Koweït (5.000 Coréens), au Qatar (1.800 personnes), aux Emirats Arabes Unis (1.600), en Arabie Saoudite (1.200), en Libye (964) et en Egypte (685). Des communautés moins nombreuses sont également enregistrées au Maroc, en Jordanie, à Oman, en Irak, à Bahreïn, au Soudan, en Tunisie, en Algérie, au Yémen, en Syrie et au Liban, ainsi qu'en Mauritanie. Le retrait du contingent sud-coréen en Irak (qui a compté jusqu'à 3.600 hommes), en décembre 2008, a fortement réduit la présence coréenne dans ce pays, qui ne s'élèverait plus qu'à une centaine de personnes.

Un réseau d'écoles coréennes permet la scolarisation des enfants de la diaspora dans plusieurs pays, comme la Libye et la Mauritanie.

Une des traits originaux de la présence coréenne actuelle dans le monde arabe est la proportion importante de Nord-Coréens, dont le nombre est estimé à 4.000 au Koweït. Il s'agit de travaileurs du bâtiment nord-coréens qui, à l'instar de leurs compatriotes du Sud dans les années 1970 et 1980, constituent une main-d'oeuvre appréciée pour son ardeur au travail, dont les salaires offrent un avantage comparatif. Des ouvriers nord-coréens du bâtiment sont présents dans d'autres pays du monde, comme l'Iran et la Namibie, où ils ont construit le palais présidentiel, inauguré par le président Kim Yong-nam en mars 2008.

Source principale : "Koreans in the Arab world", article de l'encyclopédie wikipédia.
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:09

La guerre du Vietnam a entraîné la première grande vague de migration de Coréens vers la péninsule indochinoise. La normalisation des relations diplomatiques entre la République de Corée (Corée du Sud) et le Vietnam a ensuite encouragé une présence coréenne importante, évaluée aujourd'hui à 30.000 personnes : les Coréens sont devenus, en nombre, la deuxième plus importante minorité d'expatriés au Vietnam, après les Chinois de Taïwan.

 

312.853 : c'est le nombre de soldats sud-coréens qui ont servi aux côtés des Américains pendant la guerre du Vietnam, entre 1965 et 1973. La Corée du Sud a été le deuxième pays étranger le plus impliqué dans le conflit (cf. carte ci-joint, montrant la présence sud-coréenne en décembre 1966). Les troupes sud-coréennes ont également été à l'origine d'atrocités qui ont conduit des lecteurs du quotidien sud-coréen de centre-gauche "Hankyoreh" à faire, en 2003, une donation de 100.000 dollars américains pour créer un mémorial et un Musée de la Paix dans la province de Phu Yen. Si les soldats sud-coréens sont repartis après la guerre, ils sont par ailleurs accusés d'avoir abandonné 8.000 à 15.000 orphelins nés de mariages mixtes avec des Vietnamiennes.

 

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) est également intervenue pendant la guerre du Vietnam, aux côtés des Nord-Vietnamiens, dans le cadre de son appui aux mouvements de libération du Tiers-Monde. Des soldats nord-coréens, parmi lesquels quelque 200 pilotes, ont participé à la défense de Hanoï, entre 1967 et 1968. Par ailleurs, la RPDC a fourni deux millions d'uniformes aux combattants nord-vietnamiens.

 

Suite à la normalisation des relations diplomatiques entre la République de Corée (Corée du Sud) et le Vietnam, en 1992, les investissements sud-coréens ont favorisé la présence d'une communauté d'affaires évaluée à 30.000 personnes par Chang Keun-lee, de la Chambre de commerce et d'industrie coréenne au Vietnam, dont la moitié résidraient à Ho Chi Minh ville. Plusieurs établissements scolaires coréens ont ainsi été fondés au Vietnam depuis mars 1996. 

 

Par ailleurs, la dégradation de la situation économique en Corée du Nord après 1992 a encouragé des flux de migration illégale de Nord-Coréens vers le Vietnam, qui constitue souvent une destinations transitoire avant de rejoindre la Corée du Sud.

 

Enfin, le déséquilibre démographique entre les hommes et les femmes en Corée du Sud a conduit à des mariages mixtes entre Coréens et Vietnamiennes, par l'intermédiaire d'agences matrimoniales internationales. Jusqu'à 5.000 Vietnamiennes rejoindraient ainsi chaque année la Corée du Sud. (Source : d'après wikipedia)

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:57

Dans le cadre de sa présentation des communautés coréennes outre-mer, l'AAFC-Bourgogne s'est également intéressée à... la France. Si la communauté coréenne en France est moins connue que celle d'Allemagne, elle n'en représente pas moins une des plus importantes d'Europe, majoritairement composée d'étudiants.

13.000 Coréens en France : c'est le chiffre du nombre de Coréens présents dans notre pays communément admis par les associations coréennes, même s'il recouvre des réalités juridiques différentes, puisqu'il inclut des Coréens ayant acquis la citoyenneté française, mais exclut les quelque 11.000 Français adoptés d'origine coréenne. Par ailleurs, quelque 60 Nord-Coréens vivent également en France : outre un petit nombre d'étudiants, il s'agit de familles de diplomates de l'UNESCO ou de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) en poste à Paris, soit à la délégation générale auprès de la République française, soit à l'ambassade de la RPDC auprès de l'UNESCO.

Les Coréens en France sont issus d'une immigration récente : en effet, l'assouplissement des règles applicables en Corée du Sud pour voyager à l'étranger, depuis la seconde moitié des années 1980, a nettement augmenté les flux migratoires vers l'Europe et la France, malgré la présence plus ancienne d'une petite communauté coréenne venue après la guerre de Corée. La venue de ces premiers migrants retrace autant de récits personnels, liés à l'histoire même de la Corée du Sud : conjoints de soldats français en Corée, citoyens coréens ayant pu quitter leur pays à l'occasion de la parenthèse démocratique de 1960-1961 en Corée du Sud, réfugiés politiques ayant fui le régime militaire.

Les Coréens de France sont très majoritairement installés dans la région parisienne (la capitale compte à elle seule une cinquantaine de restaurants coréens et plusieurs magasins d'alimentation coréens). Des communautés moins nombreuses sont également présentes dans plusieurs grandes villes de province où ont été constituées des associations de résidents coréens : Aix-en-Provence, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Strasbourg, Toulouse...  Francezone est le site, en coréen, des Coréens en France.

L'organisation de la communauté coréenne en France n'est pas foncièrement différente de celle des autres grands pays industrialisés : indépendamment des représentations diplomatiques, l'Association des résidents coréens joue un rôle de coordination nationale et locale, en organisant des manifestations et en dispensant des cours de coréen. Les églises coréennes - principalement protestantes, mais aussi catholiques et bouddhistes - jouent aussi un rôle important de structuration de la communauté coréenne. Un Sud-Coréen arrivant en France et n'ayant pas d'attache dans notre pays se tournera volontiers vers les églises coréennes.

Peu organisés au plan politique et syndical, contrairement à leurs compatriotes d'Allemagne, les Coréens en France sont majoritairement des étudiants, notamment dans les disciplines artistiques, en français et en philosophie. Une partie d'entre eux ont choisi de rester dans notre pays, notamment après des mariages mixtes. La seconde cause principale du séjour en France est de nature économique, les entreprises sud-coréennes ayant créé quelque 1.400 emplois dans l'hexagone en 20 ans. (Source principale : AAFC)

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:02

La communauté coréenne au Canada est beaucoup moins connue que celle qui réside aux Etats-Unis. Pourtant, avec 400.000 membres, elle se situe au cinquième rang des diasporas coréennes les plus nombreuses, après la Chine, les Etats-Unis, le Japon et l'ex-URSS.

400.000 personnes, soit près de 2 % de l'ensemble de la population canadienne : les Coréens constituent l'une des principales minorités ethniques au Canada. Selon les statistiques du ministère sud-coréen des affaires étrangères, 260.000 Coréens ou personnes d'origine coréenne vivraient au Canada (y compris des enfants coréens adoptés par des familles canadiennes), non compris au moins 100.000 migrants ne disposant pas d'un titre de séjour légal, soit un total quelque 400.000 personnes. Il est considéré que le recensement général canadien de 2001, qui évalue à 101.715 la population canadienne coréenne à cette date, la sous-évalue. 

La réforme en 1966 de la législation canadienne sur l'immigration est à l'origine d'une immigration récente puisque, en 1965, la population coréenne au Canada n'était estimée qu'à 70 personnes. Toronto et Vancouver sont les principales villes où sont installés les Coréens du Canada, essentiellement présents dans les provinces anglophones.


Les Coréens ont constitué une des principales communautés étrangères étudiantes au Canada à la fin des années 1990 et, de fait, divers facteurs ont contribué à leur choix d'émigrer, en Amérique du Nord, au Canada plutôt qu'aux Etats-Unis : le taux de change avantageux du dollar canadien, un certain sentiment anti-américain, des possibilités plus grande d'ascension sociale, la présence de professeurs d'anglais canadiens dans les écoles coréennes... l'émigration légale de Coréens au Canada est évaluée à 1.800 personnes par an entre 1980 et 2000.


Comme pour de nombreuses communautés étrangères ayant émigré récemment, le recensement de la population au Canada de 1996 faisait ressortir un revenu inférieur à la moyenne nationale (67 %), malgré un haut niveau d'éducation (53,6 % des Coréens canadiens avaient suivi des études supérieures, alors que la moyenne générale parmi la population canadienne n'atteignait que 23% à cette date). Parmi les Coréens canadiens célèbres, Raymond Cho est conseiller municipal à Toronto, tandis que l'actrice Grace Park, née aux Etats-Unis, a émigré au Canada à l'âge de 22 mois.
 

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 23:28

Avec plus de 30.000 membres, la communauté coréenne en Allemagne est la plus importante, numériquement, en Europe occidentale. Dans le cadre de sa spécialisation sur les Coréens vivant outre-mer, l'AAFC-Bourgogne a montré qu'il s'agit aussi d'une des communautés coréennes les mieux organisées en Europe : historiquement mineurs ou infirmières, les Coréens et les Coréennes d'Allemagne ont créé des organisations sociales et syndicales qui leur ont permis de défendre efficacement leurs droits, et d'être à la pointe du combat pour la réunification de la Corée en Europe.

Avec 32.000 membres en 2005 selon les statistiques du gouvernement sud-coréen (non compris plusieurs milliers d'Allemands adoptés d'origine coréenne), la communauté coréenne d'Allemagne était la plus nombreuse d'Europe occidentale, devant la France (9.600 personnes en 1995), le Royaume-Uni (9.100, toujours en 1995), l'Espagne (6.800) et l'Italie (4.500).

Les premiers Coréens à avoir gagné l'Allemagne ont été, au lendemain de la guerre de Corée (1950-1953), des interprètes - principalement des femmes - qui ont épousé des officiers des armées occidentales déployées sur le sol coréen.

De 1955 à 1962, plus de 300 étudiants nord-coréens ont été formés en République démocratique allemande.

De 1963 à 1977, l'Allemagne a été l'une des principales destinations vers laquelle le gouvernement sud-coréen a autorisé une émigration de travail, formée de mineurs et d'infirmières. Ayant fréquemment reçu une formation intellectuelle, les mineurs et les infirmières coréens en Allemagne ont ressenti un phénomène de déclassement social. A ces migrants se sont ajoutés des étudiants qui ont choisi de rester en Allemagne après la fin de leurs études, ainsi que des employés d'entreprises privées. Les mariages internationaux, généralement entre des Coréennes et des Allemands, ont été le quatrième facteur majeur d'immigration en Allemagne.

En 1967, sans l'autorisation du gouvernement allemand, la Corée du Sud a kidnappé des Coréens d'Allemagne, qu'elle accusait d'espionnage en faveur de la Corée du Nord. Plusieurs d'entre eux ont été torturés et condamnés, dont le compositeur Yun I-sang, libéré en 1969 grâce à une campagne internationale.

Comme aux Etats-Unis et au Canada, les Coréens d'Allemagne se sont regroupés dans des associations, à caractère général ou spécialisées dans le domaine sportif ou au plan professionnel, à l'échelle des villes : en 1996, on comptait, en Allemagne, 39 associations, ainsi qu'une union syndicale, 38 écoles coréennes et 26 églises. Parmi les associations professionnelles peuvent être citées l'Association des infirmières coréennes à Francfort, ou encore l'Association des chercheurs coréens en sciences naturelles à Essen.

Un couple coréen allemand type était formé d'un mineur et d'une infirmière. Les mariages ont permis aux mineurs coréens de prolonger leur visa au-delà de leur contrat de trois années dans le secteur de l'extraction, et notamment d'être embauchés dans des usines. Dans ces couples coréens, les femmes ayant plus d'opportunités de pratiquer l'allemand, maîtrisent généralement mieux la langue du pays d'accueil que leur mari, ce qui n'a pas été sans poser de problème d'autorité au sein du couple, voire des ruptures de mariage.

A l'issue de leur contrat de trois années, de nombreux mineurs coréens en Allemagne ont gagné les Etats-Unis, où ils forment une part significative de la population des villes coréennes de Los Angeles et Chicago. D'autres ont créé leur propre entreprise en Allemagne, en particulier des restaurants coréens.

Du fait des fortes traditions syndicales allemandes, les mineurs et les infirmières coréens en Allemagne sont les plus actifs, en Europe occidentale, en faveur de la réunification. Ils sont notamment à l'origine du comité pancoréen pour la mise en oeuvre de la déclaration du 15 juin 2000, date de la première rencontre entre un président sud-coréen, le président Kim Dae-jung, et le numéro un nord-coréen, le dirigeant Kim Jong-il, président de la commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée.

*

*     * 

 

Principales références : 

- Lee Kwang-gyu, Overseas Koreans, Jimoondang Publishing Company, Korean Studies n° 19,
Seoul, 2000. ISBN 89-88095-18-9 ;

- "Les Coréens d'Allemagne", article en anglais de l'encyclopédie wikipedia.

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