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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 01:00

Décédé d'une pneumonie le 21 février 2001, à Tokyo, Han Duk-su (également orthographié Han Deok-su) était le président du Comité central exécutif de l'Association générale des résidents coréens au Japon (Chongryon), regroupant les citoyens de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ayant un statut de résident permanent dans l'archipel nippon. A ce titre, Han Duk-su a joué un rôle important dans le soutien mutuel de la Chongryon et de la République populaire démocratique de Corée.

Né le 18 février 1907 dans le village de Dongho, dans la province du Kyongsang du Nord, en Corée, Han Duk-su était le fils aîné de Han Gi-man et de Jang Nae-gok. En 1927, il quitte la Corée pour le Japon, afin de poursuivre ses études. Engagé contre la colonisation japonaise, il est arrêté et emprisonné. Membre en 1945 du comité préparatoire de la Fédération des résidents coréens du Japon (Choryon), il est élu co-président de la Choryon en 1947. Militant inlassable de l'égalité des droits pour les Coréens du Japon, il participe activement à l'établissement d'un réseau d'enseignement en coréen au Japon. Pendant la guerre de Corée, Han Duk-su a impliqué l'ex-Choryon (dissoute par les autorités nippones) dans la conduite d'actions de guérilla, sur le sol japonais, contre les actions militaires américaines menées dans la péninsule

Héritière de la Choryon, la Chongryon a été créée en 1955 par Han Duk-su, qui l'a présidée pendant près de quarante-six ans jusqu'à sa mort en 2001. L'association a fondé ses activités sur les idées du juche développées par le Président Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique (RPD) de Corée. Depuis 1967, Han Duk-su était également député à l'Assemblée populaire suprême de la RPD de Corée, représentant les Coréens du Japon. Décoré trois fois de l'ordre du Président Kim Il-sung, Han Duk-su avait également organisé le
rapatriement des Coréens du Japon après 1959. 

Etaient présents aux funérailles de Han Duk-su une délégation de
République populaire démocratique de Corée conduite par Yang Hyong-sop, vice-président de l'Assemblée populaire suprême, Yukio Hatoyama, président du Parti démocratique du Japon (devenu Premier ministre du Japon en septembre 2009), Takako Doi, dirigeante du Parti social-démocrate du Japon, Masaaki Nakayama, président de la Ligue parlementaire pour l'amitié Japon-RPDC à la Diète japonaise, et Motofumi Makieda, président du comité de soutien pour la réunification pacifique et indépendante de la Corée.

So Man-sul a succédé à Han Duk-su comme président de la Chongryon.

Source : The People's Korea 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 00:02

Comptant 6 millions de membres selon les statistiques du gouvernement sud-coréen, les Coréens d'outre-mer forment l'une des diasporas les plus nombreuses au monde, après celles chinoise, indienne, italienne et russe. Toutefois, ce chiffre recouvre des situations très diverses, qu'il s'agisse de la nationalité ou des pratiques culturelles. A cet égard, l'usage ou non de la langue coréenne est l'un des critères pouvant permettre d'apprécier le degré d'assimilation des communautés coréennes à l'étranger.

Qu'est-ce qu'un Coréen ? Si les Coréens fondent leur conception de la nationalité sur le droit du sang, d'autres pays - à commencer par la France - mettent en avant le sentiment d'appartenance à une même communauté de destin. De ce point de vue, la pratique, ou non, de la langue coréenne par les Coréens d'outre-mer peut constituer un indice de la conservation de traits culturels spécifiques, ou au contraire d'une assimilation aux habitants du pays d'accueil.

Malgré l'absence de statistiques détaillées sur l'usage du coréen par les Coréens d'outre-mer, on peut distinguer plusieurs situations :

- la pratique de la langue reste largement répandue
en Chine (2 millions de Coréens), seul pays au monde où une communauté coréenne en dehous de la péninsule dispose d'un statut d'autonomie, à Yanbian ; cette situation traduit  la volonté du Parti communiste chinois, dès sa création, d'encourager le bilinguisme parmi les minorités nationales ;

- au
Japon (700.000 à 800.000 Coréens), si l'usage du coréen recule au profit du japonais, les écoles de la communauté nord-coréenne ont veillé à préserver un enseignement en coréen ; le coréen a donc d'abord résisté au pays du Soleil Levant en raison du souci de conserver une identité nationale spécifique, dans une situation qui est donc inverse de celle de la Chine, alors que le Japon n'a pas de tradition d'acceptation des minorités nationales ;

- sur le continent américain, tant aux
Etats-Unis (1,9 millions de Coréens) qu'au Canada (qui compterait jusqu'à 400.000 Coréens) et en Amérique latine, l'assimilation a été rapide, et l'usage du coréen a décliné dès la deuxième génération ;

- en Russie et
dans l'ex-Union Soviétique (500.000 Coréens), le déplacement forcé des Coréens d'Extrême-Orient à la veille de la Seconde guerre mondiale n'a pas favorisé la préservation de traits culturels forts ; l'assimilation - y compris linguistique - d'une communauté qui a su rapidement s'intégrer s'est accompagnée d'un déclin de la pratique du coréen.

Dans le reste du monde, notamment l'Europe, où l'immigration coréenne est généralement plus récente, la France offre un cas d'école intéressant : si les générations les plus anciennes, arrivées avant 1985, parlent généralement mieux coréen que français, les enfants des Coréens venus après la levée des restrictions aux déplacements à l'étranger, à la fin des années 1980, nés en France, ont été rapidement assimilés, comme nous avons pu le constater lors du traditionnel tournoi de football intercoréen au printemps. Les jeunes joueurs, âgés de moins de 25 ans, parlent généralement français entre eux, et non plus coréen.

Le déclin du coréen dans les communautés d'outre-mer est toutefois loin d'être inexorable, comme le prouve l'exemple de la Chine qui, pour maintenir la connaissance de la sa langue et de sa culture parmi les Chinois expatriés, a multiplié les programmes de formation linguistique, tout en mettant l'accent sur la diffusion de la télévision et du cinéma. Les autorités publiques des pays d'accueil peuvent également jouer un rôle, par exemple en encourageant la possibilité de choisir le coréen comme langue optionnelle dans les régions où vivent les communautés coréennes les plus nombreuses. Enfin, l'exemple du breton montre la capacité de renaissance d'une langue si elle traduit un fort sentiment d'appartenance culturelle.

Source : AAFC-Bourgogne. Image :
wikimédia

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 22:49

Avec deux millions de membres, les Coréens de Chine (appelés aussi choseonjok) forment la plus importante communauté coréenne vivant en dehors de la péninsule. Certains de ses représentants sont devenus des figures connues en Chine : après Ju Deok-hae, l'AAFC-Bourgogne a souhaité mettre en lumière Cho Nam-gi, sans doute la personnalité politique et militaire, issue de la minorité coréenne, la plus connue en Chine.  

Cho Nam-gi (en chinois Zhao Nanqi, 趙南起), issu d'une famille coréenne ayant fui la colonisation japonaise pour s'établir en Chine, est né en 1926 à Yongji, dans la province de Jilin.

Ayant rejoint l'Armée populaire de libération (APL) dès 1945, puis le Parti communiste chinois en 1947, il a combattu pendant la guerre de Corée, après avoir été formé à l'Académie de logistique de l'APL, dont il suivra à nouveau la formation entre 1955 et 1957, avant de conduire un travail politique au sein de l'APL dans la province de Jilin pendant plus de 20 ans.

Ancien directeur et secrétaire du Parti communiste chinois de l'APL, entre 1987 et 1992, il est nommé général trois étoiles en 1988. Entre 1992 et 1995, il est président de l'Académie des sciences militaires de l'APL. 

Membre des 12ème, 13ème et 14ème sessions du Comité central du Parti communiste chinois entre 1982 et 1997, il a été vice-président de la commission des nationalités du 5ème Congrès national des provinces et, entre 1998 et 2003, vice-président du comité national de la 9ème Conférence politique consultative du peuple chinois. A ce titre,
il a rencontré en 2000 l'ancien président Roh Tae-woo, sous le mandat duquel la Chine et la Corée du Sud ont normalisé leurs relations diplomatiques en 1992.

Père du compositeur Zhao Ying, sa carrière politique et militaire en fait une des figures contemporaines les plus connues parmi les Coréens de Chine.

Sources :
wikipédia, chinatae.com, image eco-fortune.com

Autres articles sur les Coréens de Chine :
-
Ju Deok-hae, une figure éminente des Coréens de Chine
- Les délégués d'origine coréenne au 17ème Congrès du PC chinois
- Les Coréens de Chine

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 22:05

A l’occasion du 56eme anniversaire de l’armistice dans la guerre de Corée, diverses manifestations ont eu lieu à travers le monde pour demander la signature d’un véritable traité de paix entre les  Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).  Le gouvernement américain refuse toujours de signer un tel traité qui serait pourtant de nature à apaiser les tensions dans la péninsule coréenne. Concernés au premier chef, les Américains d'origine coréenne sont très actifs dans cette campagne, à l’image de Christine Ahn, chercheuse à l’Institut de la politique coréenne (Korea Policy Institute), qui s’exprimait le 26 juillet 2009 à Oakland, en Californie.

 


Pourquoi nous devons mettre fin à la guerre de Corée

Par Christine Ahn*

 

Le 27 juillet, il y a 56 ans, les Etats-Unis signaient un armistice temporaire avec la Corée du Nord pour mettre fin aux combats de la guerre de Corée. Dans cinq villes des Etats-Unis - Honolulu, Los Angeles, New York, Oakland et Washington – ont eu lieu des manifestations aux chandelles pour commémorer la signature de cet armistice.

 

Il n’y avait aucune raison de célébrer l’armistice parce qu’il ne fut qu’un pis-aller pour mettre fin aux hostilités. Faute de traité de paix, la guerre de Corée n’a pas reçu de solution définitive.

 

Mais l’armistice fut un acte important à l’époque, en 1953, après trois ans de guerre et deux millions de soldats tués, dont 37.000 américains. Trois millions de civils coréens (1 sur 10) périrent aussi, et toute la péninsule coréenne fut dévastée.

 

Plusieurs générations de Coréano-Américains, des vétérans américains et des groupes de défense des droits de l’homme se sont réunis le printemps dernier aux Etats-Unis afin de lancer la Campagne nationale pour mettre fin à la guerre de Corée. Nous organisons des manifestations pour commémorer un passé tragique, mais aussi pour nous réveiller face à un gouvernement américain qui, en Corée du Nord, « avance vers la guerre comme un somnambule ». [1]

 

En l’espace de quelques semaines, la Corée du Nord a lancé des missiles, effectué son deuxième essai nucléaire et déclaré qu’elle considérerait les sanctions des Nations Unies comme un acte de guerre. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une nouvelle série de sanctions à l’encontre de la Corée du Nord, dont l’autorisation de stopper les navires nord-coréens en haute mer pour y chercher du matériel destiné aux armes nucléaires, ce qui, selon la Corée du Nord, équivaudrait à une déclaration de guerre. Leon Sigal  [NdT : directeur du Projet pour la sécurité coopérative en Asie du Nord-Est au Social Science Research Council] a récemment rappelé que l’arraisonnement de navires déclencha autrefois une guerre entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne [NdT : la guerre de 1812-1815].

 

La dernière fois que nous avons été au seuil d’une guerre totale avec la Corée du Nord, c’était en 1993 lorsque l’administration Clinton s’apprêtait à bombarder la Corée du Nord censée conduire un programme nucléaire. Heureusement, le travail diplomatique rapidement accompli par Jimmy Carter (avec, en coulisses, l’aide de vieux Américains d'origine coréenne) a renversé la situation quand il s’est envolé avec une équipe de CNN pour Pyongyang où il est parvenu à s’entendre avec Kim Il-sung sur ce qui a ensuite donné l’Accord-cadre. Il est un peu moins connu que le président sud-coréen de l’époque, Kim Young-sam, une fois averti par Clinton des plans américains pour un bombardement, déclara qu’il ne permettrait pas qu’une guerre éclate dans la péninsule coréenne au cours de son mandat.

 

Aujourd’hui, la Corée du Sud est dirigée par un président néo-conservateur, Lee Myung-bak, qui a non seulement rejoint l’Initiative de sécurité contre la prolifération décidée par l’administration Bush dans le cadre sa politique anti-terroriste, mais est aussi parvenu à annuler les progrès significatifs de ces dix dernières années sur le chemin de la réconciliation et de la réunification.

 

Quant à la Corée du Nord, elle est lasse des accords sur la dénucléarisation passés avec les États-Unis, après de longues négociations avec Clinton puis Bush, finalement sabordées par les néo-cons. La plupart des décideurs politiques américains et des médias colportent l’idée que les Nord-Coréens n'ont pas respecté leur part du contrat, mais peut-on me dire où se trouvent les deux réacteurs à eau légère promis en 1994? Les fausses promesses faites par les administrations précédentes ont eu pour inconvénient majeur de faire perdre la face aux forces qui, en Corée du Nord, étaient en faveur de l’engagement, ne faisant que renforcer leurs homologues de la ligne dure affirmant que les armes nucléaires de la Corée du Nord sont sa meilleure défense. Si on considère l'Irak, ils ont eu raison à de nombreux égards.

 

Et nous voici en 2009 avec le président Obama qui promettait durant sa campagne de s’asseoir à la même table que Kim Jong-il pour discuter, et a inauguré sa présidence en proposant de « tendre la main » à « ceux qui sont du mauvais côté de l’histoire » s’ils décidaient de « desserrer [leur] poing ». Pourtant, la politique nord-coréenne d’Obama n’a jusqu’ici été faite que de sanctions, répétant les mêmes vieilles histoires éculées au sujet de la Corée du Nord, dont beaucoup sont manifestement fausses.

 

Le président Obama refuse de tirer les leçons de ce qu’ont durement appris Clinton et Bush, à savoir que ne pas s’engager vis-à-vis de la Corée du Nord produit des résultats néfastes, à commencer par la nucléarisation de la Corée du Nord. Ajoutez à ce scénario les problèmes de santé de Kim Jong-il et les informations erronées diffusées par les forces pro-guerre en Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis, et vous obtenez une situation très dangereuse dans la péninsule.

 

En 1949, à la veille de la guerre de Corée, la journaliste américaine expérimentée Anna Louise Strong a écrit ceci : « Dans les jours à venir, la Corée continuera de faire la une. Pourtant, on sait peu de choses sur ce pays et la plupart des gros titres distordent les faits au lieu de les révéler. » Les écrits de Strong n'auraient pas pu être plus prémonitoires et, heureusement, le seul journaliste à lever le voile sur cette distorsion des faits ne fut autre que l’impénétrable Isidore F. Stone. Je viens de finir la lecture de The Hidden History of the Korean War [L’Histoire cachée de la guerre de Corée] que Stone parvint finalement à publier en 1952 grâce au magazine Monthly Review, aucun grand éditeur des États-Unis ou du Royaume-Uni ne souhaitant le faire en plein maccarthysme.

 

En 1952, les éditeurs du livre écrivaient: «Ce livre écrit par l'éminent journaliste I.F. Stone brosse un tableau très différent de la guerre de Corée – il contredit en effet la version officielle sur presque tous les points. Le lecteur, quelles que soient ses affinités ou ses intentions, y trouvera encore et encore matière à comparer ce qui a si souvent été dit à propos de la guerre de Corée avec les faits et les interprétations présentés par Stone. Plus que cela, le lecteur se verra obligé de choisir, d’accepter une version et de rejeter l’autre, tellement les deux sont contradictoires et inconciliables. »

 

Voilà où nous en sommes aujourd'hui aux États-Unis où les renseignements sur la Corée du Nord sont périmés, les principaux médias répétant les mêmes vieilles histoires, et où toutes les raisons de l’occupation de la Corée par les Etats-Unis depuis soixante ans restent grossièrement déformées.

 

La plupart des Américains ne savent rien de la guerre de Corée mais estiment que les États-Unis ont débarqué pour la première fois en Corée en 1950 afin de « libérer » la Corée du Sud d'une invasion nord-coréenne, et que la Corée a été divisée le long du 38eme parallèle après la fin des combats.

 

Pour commencer, ce sont les États-Unis qui ont divisé la Corée le long du 38eme parallèle, bien avant l'éclatement de cette guerre. A l’époque où il travaillait au département américain de la Guerre, Dean Rusk arracha une page du National Geographic et traça une ligne sur le 38eme parallèle, gardant Séoul sous le contrôle des États-Unis. Comme de nombreux historiens de la Corée l’ont noté, les Soviétiques ont certes accepté, mais Staline n’apposa jamais sa signature ni ne donna d’accord verbal ; il s'agissait seulement d'une acceptation de facto. Quant aux Etats-Unis, il n'ont consulté personne, à commencer par le peuple coréen.

 

Après la défaite du Japon dans la guerre du Pacifique, les États-Unis ont débarqué à Incheon et ont instauré pour trois ans un gouvernement militaire, mettant au pouvoir une élite de Coréens qui avaient acquis de l'expérience pendant la période de la colonisation japonaise, dans la police, dans l'armée et dans la bureaucratie. Pensez-y un instant, imaginez ces millions de Coréens qui avaient organisé des comités populaires et attendu le moment de l'indépendance après l'esclavage qui leur avait été imposé par les Japonais, être ensuite « libérés » par les États-Unis remplaçant les oppresseurs japonais par des Coréens qui avaient collaboré avec les Japonais.

 

La tragédie a pourtant continué. La guerre de Corée, connue aux États-Unis comme la « guerre oubliée », était à l'époque réputée chez les militaires pour sa politique de la « terre brûlée », car consistant essentiellement en une campagne de trois ans de bombardements incendiaires. Non seulement il y eut davantage de bombes larguées sur la Corée que sur l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, mais on y utilisa plus de napalm que pendant la guerre du Vietnam. Environ 420.000 bombes américaines ont été larguées sur Pyongyang, ville de 400.000 habitants en 1950 - plus d'une bombe par habitant. A un moment de la guerre, le président Truman envisagea sérieusement de lancer une bombe atomique sur la Corée du Nord.

 

Je ne sais pas ce qui m'a fait le plus de mal quand j'ai lu le livre de I.F. Stone. S'agit-il des mensonges absolus fabriqués par MacArthur et Truman, de la répétition de ces mensonges dans les gros titres des médias, du fait que la paix a été entravée à chaque occasion par des anti-communistes enragés voulant la guerre à tout prix, ou du mépris flagrant des Américains pour les vies coréennes?

 

Je suis tombée sur cette note qu'il faut lire : « Le 25 Juin 1951, le Major général Emmett O'Donnell Jr., chef du Far Eastern Air Force Bomber Command [Commandement des forces aériennes de bombardement en Extrême-Orient] a fait la déposition suivante devant le Sénat : "Je dirais que toute, presque toute la péninsule coréenne n’est qu’un terrible désastre. Tout est détruit. Il n'y a rien qui mérite d’être qualifié de debout... Il n'y a plus d'objectifs à atteindre en Corée." Voilà pour l'attitude vis-à-vis de la Corée du Nord. Qu’en est-il vis-à-vis de la Corée du Sud? La publication militaire britannique faisant autorité, le Brassey’s Annual, annuaire des forces armées, dit ceci dans son édition de 1951 : "La guerre a été menée sans égard pour les Sud-Coréens et leur malheureux pays a été considéré comme une arène plutôt que comme un pays à libérer. En conséquence, les combats ont été assez brutaux, et il n'est pas exagéré d'affirmer que la Corée du Sud n'existe plus en tant que pays. Ses villes ont été détruites, beaucoup de ses moyens de subsistance éradiqués, et ses quelques habitants réduits à une masse maussade dépendante de la charité... On a peu essayé d’expliquer au soldat américain pourquoi il combattait... La haine et la peur du pays à l’égard du communisme ont été suffisantes dans la plupart des cas pour attiser chez lui une agressivité quelque peu aveugle... Il n'a toutefois pas éprouvé la moindre sorte de sympathie pour les Sud-Coréens, à l'exception, bien sûr, des mille et une petites gentillesses prodiguées par les soldats aux enfants et aux chiens perdus... Malheureusement, le Sud-Coréen a été considéré comme une ‘face de citron’, à l’instar de ses cousins au nord du 38eme parallèle." »

 

Maintenant, je peux comprendre pourquoi la guerre de Corée est connue comme la guerre oubliée : le rôle joué par les Etats-Unis dans la péninsule coréenne est un héritage honteux et, à mesure que de plus en plus d'informations transpirent, je vois les raisons pour lesquelles les Etats-Unis veulent continuer à dissimuler les choses.

 

Bon, cela fait maintenant 56 ans que la guerre de Corée a pris fin, et plus de 60 ans que les États-Unis maintiennent quelque 30.000 soldats dans la péninsule coréenne. Et nous sommes toujours aux prises avec la version fabriquée « officielle » du récit de la libération de la Corée, en dépit de l'ouverture de la Corée du Sud à la démocratie depuis vingt ans, laquelle a provoqué un déluge de nouvelles recherches permettant de bien mieux comprendre le rôle des Américains en Corée. Cependant, contredire l’histoire « officielle » du gouvernement américain en rapportant l'histoire des simples gens équivaut souvent à lutter avec un gorille de 4 tonnes.

 

Il y a des jours où je me demande pourquoi je continue à faire ce travail pour la paix et la réunification de la Corée, et j’imagine que de nombreux militants dans cette salle ressentent la même chose. Quand vous voyez comment les principaux médias couvrent la Corée, vous vous sentez déprimé face aux perspectives pour la vérité et la réconciliation.

 

Mais laissez-moi vous dire la chose suivante. J'ai été une militante pendant la majeure partie de ma vie d'adulte, œuvrant pour un semblant de justice sociale. Et je n’ai pas connu de mouvement plus exaltant et réconfortant que le désir du peuple coréen pour la paix, pour la justice, pour la réparation et pour sa souveraineté. Je pense aux habitants du village de Pyongtaek – halmonis et hadabugis [NdT : termes coréens pour grands-mères et grands-pères], simples paysans qui ont fait barrage de leurs corps afin d'empêcher la destruction de leurs maisons et de leurs terres pour l'expansion d'une base militaire américaine. Je pense aux vieux prisonniers politiques rencontrés en Corée du Nord, qui avaient passé jusqu'à 40 ans dans les prisons sud-coréennes, torturés quotidiennement et bannis par leurs familles, et qui ont tenu bon sur leurs convictions au sujet du droit de la Corée à sa souveraineté. Je pense au mouvement qui a lutté malgré la forte répression exercée par la dictature en Corée du Sud, et  qui s’est battu pour la démocratie. Je pense aux familles de Nogun-ri, de Jeju-do et des autres théâtres des innombrables massacres qui ont eu lieu avant et pendant la guerre de Corée, lesquelles, malgré toutes les pressions pour qu’elles gardent le silence, ont pris la parole pour évoquer l’implication de la Corée du Sud et des Etats-Unis dans ces tueries.

 

Et, même si mon sentiment est très marginal aux États-Unis, je réalise combien il est incroyable que, malgré toute la désinformation, malgré la mentalité de guerre froide que ma famille a emportée avec elle en quittant la Corée du Sud pendant l’époque de Park Chung-hee, et malgré la propagande déversée chaque jour par les médias américains, j'ai appris l'histoire populaire de la Corée.

 

Mais, croyez-moi, je sais qu'il faut beaucoup travailler, se dévouer pour l'étude, pour l'apprentissage, et garder un esprit et un cœur ouverts. Et il faut énormément de courage face aux attaques, à la discréditation, à l’isolement de sa propre famille pour connaître cette vérité. Et encore plus de courage pour être prêt à écrire et à en parler publiquement. Mais comme beaucoup de gens dans cette salle peuvent en témoigner, une fois que vous connaissez la vérité et l'histoire réelle, vous ne pouvez pas reculer. Vous avez la responsabilité de faire ce que vous pouvez pour contester le récit officiel et ainsi contribuer à la réparation.

 

Tout ceux qui connaissent la véritable histoire de l'occupation américaine de la Corée ont la responsabilité collective d’agir, et d’agir maintenant. Il y a plus de dix millions de familles qui restent divisées, et des millions de personnes âgées qui vont bientôt disparaître sans avoir pu se réunir avec leurs frères et sœurs. Tous les gouvernements (États-Unis, Corée du Sud et du Nord) gaspillent des milliards de dollars pour s'armer dans la zone démilitarisée, une zone vierge déjà saturée de 1,2 million de mines terrestres. Il y a 22 millions de Nord-Coréens qui luttent pour leurs besoins essentiels – nourriture, médicaments, électricité – et des milliers de migrants nord-coréens qui sont exploités lors de leurs périples pour la survie économique. Les mouvements sud-coréens pour les droits des travailleurs, pour les droits des paysans, et pour la réunification sont sévèrement réprimés sous le règne autoritaire de Lee Myung-bak. Comme un chercheur sud-coréen me l'a dit récemment, « A l'exception de la torture, c’est comme pendant la période de Park Chung-hee. » La guerre de Corée doit cesser, et les États-Unis détiennent la clé.

 

En décembre dernier, l'ancien ambassadeur des États-Unis en Corée du Sud, James Laney, a déclaré :

 

« Une des choses dont ont souffert tous les pourparlers jusqu'à présent est le statut non résolu de la guerre de Corée. Un traité de paix fournirait une base de référence aux relations, en éliminant la question de la légitimité de l'autre et de son droit d'exister. En l’absence d'un tel traité de paix, chaque différend fait émerger à nouveau la question de la légitimité de l’autre camp. »

 

Nous devons mettre fin à la guerre de Corée en remplaçant l’armistice temporaire par un traité de paix permanent. Si un président peut y parvenir, c'est Obama. Et si une génération peut faire en sorte que cela arrive, c’est celle-là.

 


* Chercheuse à l’Institut de la politique coréenne (Korea Policy Institute) et membre de la Campagne nationale pour mettre fin à la guerre de Corée (National Campaign to End the Korean War), Christine Ahn est une analyste politique spécialisée dans les questions relatives à la globalisation, à la philanthropie et à la Corée. Elle est l’auteur de Shafted : Free Trade and America's Working Poor (Roulés : le libre-échange et les travailleurs pauvres de l’Amérique) paru en 2003, et a contribué à The Revolution Will Not Be Funded (La révolution ne sera pas financée) paru en 2007. Christine Ahn intervient régulièrement sur CNN, NBC, Al-Jazeera, Voice of America et National Public Radio, et écrit des articles pour The International Herald Tribune, Asia Times, San Francisco Chronicle et le site Internet TomPaine. Elle est la co-fondatrice de Coréano-Américains pour le commerce équitable (Korean Americans for Fair Trade) et a dirigé le programme pour la paix du Centre de documentation des femmes de couleur (Women of Color Resource Center). Christine Ahn est titulaire d’une maîtrise de politique publique de l’Université de Georgetown. 

 

 

[1] Propos du professeur Hazel Smith, pendant la conférence « Engaging North Korea : Human Rights, Nuclear Weapons, and a Plan for Peace in the Obama Era » [S’engager avec la Corée du Nord : les droits de l’homme, les armes nucléaire et un plan pour la paix sous l’ère Obama], à San Francisco, le 23 juin 2009

 



Source : ZNet, National Campaign to End the Korean War (traduction : AAFC)

 

 

 
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 00:51

La qualification de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pour la phase finale de la coupe du monde de football, en Afrique du Sud en 2010, a mis en lumière l'un de ses joueurs vedettes, Jong Tae-se, Nord-Coréen vivant au Japon : l'AAFC-Bourgogne a souhaité présenter ici brièvement d'autres joueurs coréens du Japon, qui représentent un potentiel exceptionnel pour le football coréen, et peuvent représenter - lors des compétitions internationales - l'un ou l'autre des deux Etats coréens, ou encore le Japon.

Ahn Young-hak
, Nord-Coréen né le 25 octobre 1978 (photo à gauche), milieu de terrain, joue actuellement pour les Suwon Samsung Bluewings, équipe de la ligue sud-coréenne de football (K-League). Il fait partie des sélections nord-coréennes aux qualifications des coupes du monde 2006 et 2010.

Kazunari Okayama, Sud-Coréen né le 24 avril 1978 à Sakai, a joué dans la Vegaltai Sendai.

Kim Jong-song, Nord-Coréen né le 23 avril 1964 à Tokyo, aujourd'hui en retraite, a joué pendant dix saisons, entre 1987 et 1998, dans le Club de Football des (Nord-)Coréens du Japon, et faisait partie de la sélection nord-coréenne lors de la coupe d'Asie de football en 1992.

Kim Yong-gi, Nord-Coréen né le 24 janvier 1985 à Himeji, a joué dans la Shonan Bellmare, équipe de deuxième division de la Ligue japonaise. 

Ri Han-jae, Nord-Coréen né le 27 juin 1982 à Kurashiki, jour dans l'équipe de la ville de Hiroshima (Sanfrecce Hiroshima), et a fait partie de la sélection nord-coréenne pour les qualifications de la coupe du monde de football en 2006.

Ri Tadanari, né le 19 décembre 1985, a joué dans la sélection japonaise lors des Jeux olympiques d'été 2008.

Ryang Gyu-sa, Nord-Coréen né le 3 juin 1978, aujourd'hui en retraite, a joué notamment au Japon (à Kawasaki et Okayama) et en Corée du Sud (à Ulsan). Il a aussi fait partie de la sélection nord-coréenne de la coupe d'Asie en 2000.

Ryang Yong-gi, Nord-Coréen né le 7 janvier 1982 à Osaka, appartient à un club japonais (Vegalta Sendai) et a disputé plusieurs matchs de qualification pour la coupe du monde en Afrique du Sud dans la sélection nord-coréenne.

Source principale :
wikipédia.


La composition des équipes coréennes et les matchs de la phase finale de la coupe du monde

 

Autres articles sur le football, sur le blog national de l'AAFC Lire aussi, sur le blog de l'AAFC-Bourgogne :
- An Yong-hak, atout maître du Chollima
- Mondial 2010 : "Le Bien Public" interviewe le président de l'AAFC-Bourgogne

- Le regard d'un supporter bourguignon de la RPDC sur le match FC Nantes-Corée du Nord
-
Jong Tae-se, étoile montante du football nord-coréen

 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:08

La guerre de Corée (1950-1953) a évidemment affecté les communautés coréennes d'outre-mer. Parmi celles-ci, les Coréens du Japon ont été en première ligne du conflit, avec les Coréens de Chine qui ont fourni un grand nombre des volontaires chinois ayant combattu aux côtés des Nord-Coréens. L'AAFC revient sur les combats opposés des Coréens du Japon, frères ennemis pendant la guerre de Corée.

Le déclenchement de la guerre de Corée, le 25 juin 1950, a eu des conséquences directes pour la communauté coréenne du Japon, dont les membres avaient choisi de rester dans l'archipel nippon après la libération de leur pays de la colonisation japonaise en 1945. Le conflit a aiguisé les tensions, jusqu'aux affrontements, entre les partisans de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et ceux de la République de Corée (Corée du Sud).

La Mindan, qui fédère les Coréens pro-Sud vivant au Japon, a coordonné dès le mois d'août 1950 l'enrôlement de 750 volontaires coréens, partis combattre dans les rangs des troupes des Nations-Unies sous commandement américain. La plupart étaient membres de l'organisation de jeunesse et de l'association étudiante de la Mindan. Répartis entre cinq compagnies américaines, ils ont été très présents dans l'opération de débarquement du bataillon de l'ONU à Inchon, au sein de la septième division des troupes américaines. Parmi eux, 61 sont morts pendant le conflit.

Le gouvernement japonais, bien qu'officiellement neutre, a de fait favorisé les Coréens pro-Sud, et conduit des activités de répression visant non seulement les sympathisants de la Corée du Nord, mais aussi le Parti communiste japonais (PCJ), en application de la Loi de contrôle de l'organisation. Akahata ("Drapeau Rouge"), organe officiel du PCJ, a été interdit, et neuf dirigeants du PCJ arrêtés.

La Choryon, association des Coréens du Japon favorables à la RPDC, a été dissoute par les autorités japonaises. S'est alors constitué le Front démocratique unifié au Japon pour la réunification de la Corée (Minchon), qui a mené des actions de guérilla au Japon pour s'opposer aux actions militaires américaines dans la péninsule. La Minchon a conduit des opérations de sabotage dans les usines d'armement et lancé des attaques contre les bases américaines au Japon.

Des affrontements se sont produits entre l'ex-Choryon, d'une part, la Mindan et la police japonaise, d'autre part. Plusieurs incidents ont opposé les frères ennemis coréens au Japon : à Shimonoseki, le siège de la Mindan et 19 maisons de ses membres ont été attaquées par la Choryon. Des heurts particulièrement intenses ont eu lieu lors des manifestations du 1er mai 1952, au cours desquelles 700 membres de la Choryon et des militants du PCJ se sont rassemblé devant le palais impérial pour exiger le départ du gouvernement Yoshida. Les assauts de la police ont laissé un bilan de plusieurs centaines de blessés, dans les rangs tant coréens que de la police japonaise.

C'est toutefois dans les rangs des militants pro-Nord que l'on doit déplorer la mort d'hommes : en juillet 1952, des affrontements avec la police lors du rassemblement de plus de 1.000 anciens membres de la Choryon, réunis dans l'école Osu à Nagoya, ont fait un bilan de 1 mort et 19 blessés. 261 Coréens et 73 activistes japonais ont été arrêtés.

Ces épisodes tragiques de l'histoire des Coréens du Japon montrent que l'archipel nippon a aussi été le théâtre de conflits pendant la guerre de Corée, tout en cimentant l'opposition entre les partisans du Nord (alors majoritaires, avant les opérations de
rapatriement en Corée du Nord) et du Sud. Le rapprochement intercoréen, engagé dans les années 1990, a eu ensuite des répercussions au Japon, en permettant des rencontres officielles entre la Mindan et la Chongryon, successeur de la Choryon - qui n'ont toutefois pas abouti à des actions communes, compte tenu notamment de l'opposition de la base de la Mindan.

 

 

Principale référence : Lee Kwang-gyu, Overseas Koreans, Jimoondang Publishing Company, Korean Studies n° 19, Seoul, 2000. ISBN 89-88095-18-9, pp. 186-189.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 00:47

Parmi les Coréens de Chine, qui constituent la communauté coréenne la plus nombreuse en dehors de la péninsule coréenne, Ju Deok-hae (ou Chu Deok-hae) est une figure éminente par le rôle qu'il a joué pour la Libération de la Corée. Emprisonné pendant la Révolution culturelle, mort en 1972 comme simple fermier, il a été réhabilité par le gouvernement chinois, suite à une campagne conduite par les Coréens de Chine.

Né en 1911 en Sibérie sous le nom de Oh Gi-seob, Ju Deok-hae s'affirme très tôt comme l'une des principales figures de la résistance coréenne en Chine à l'occupation japonaise, en rejoignant dès 1931 les rangs du Parti communiste chinois (PCC). Il est formé à Moscou entre 1936 et 1939, avant de rejoindre les écoles militaires anti-japonaises, sur le terrain, et de participer au mouvement Jongpung. 

Après la capitulation japonaise en 1945, il occupe différentes responsabilités dans le Nord-Est de la Chine, puis au sein du district de Yeonbyeon, autonome à partir de 1952, comme secrétaire général du Parti puis président du district. Il est considéré comme le père de la création du district autonome de Yeonbyeon.

Pendant la Révolution culturelle, à partir de 1966, le rejet des traditions conduit à une remise en cause du statut des minorités nationales, notamment coréenne. Emprisonné comme nationaliste et espion, Ju Deok-hae voit sa peine de mort commuée par Zhou En-lai en un exil dans une ferme de la province de Hubei, où il meurt comme simple fermier le 3 juillet 1972, à l'âge de soixante-et-un ans.

Après sa mort, les Coréens de Chine ont mené, avec succès, une campagne pour sa réhabilitation : Mao Zedong et Zhou En-lai ont reconnu ses qualités éminentes de combattant révolutionnaire,
et un monument, d'une hauteur de 20 m, a été érigé à sa mémoire à Yeonbyeon en 1986. Il a été inauguré pour le quatorzième anniversaire de sa mort.

Sources :

- Lee Kwang-gyu, Overseas Koreans, Jimoondang Publishing Company, Korean Studies n° 19,
Seoul, 2000. ISBN 89-88095-18-9,
koreannet (y compris photo),
-  bybook.


Autres articles sur les Coréens de Chine :
- Cho Nam-gi, une figure politique et militaire des Coréens en Chine

- Les délégués d'origine coréenne au 17ème Congrès du PC chinois
- Les Coréens de Chine

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 19:14

Alors que les premiers cas suspects d'infection par le virus de la grippe nord-américaine (dite "grippe porcine") ont été recensés en Corée du Sud, des mesures ont été prises pour protéger la communauté coréenne du Mexique (13.000 personnes), où aucun cas n'avait toutefois encore été signalé à la date du 28 avril 2009.

Parmi les Coréens, la communauté coréenne du Mexique, forte de 13.000 personnes, est la première exposée au virus de la grippe nord-américaine (dite "grippe porcine"), comme en a témoigné le nombre élevé de patients coréens ayant choisi de se rendre dans les hôpitaux, même si aucun cas n'avait été relevé à la date du 28 avril 2009.

Alors que le prix d'une dose de Tamiflu est monté jusqu'à 90 euros et que la réserve de masques est épuisée, le gouvernement sud-coréen a fait parvenir par avion des quantités - très limitées - de Tamiflu (pour 200 personnes), ainsi que 5.000 masques.

Il a été décidé, par l'ambassade sud-coréenne, la fermeture temporaire des écoles coréennes. Par ailleurs, un comité commun a été constitué, au sein de la communauté, pour définir les mesures de prévention.

Source principale : KBS World Radio


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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 00:41

Réunie en session ordinaire le 9 avril 2009, l'Assemblée populaire suprême de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a adopté le budget 2009. En décidant d'aider les écoles des Nord-Coréens du Japon, les parlementaires s'inscrivent dans la continuité d'une politique de soutien à leurs compatriotes d'outre-mer.

Ainsi que l'a rapporté l'agence officielle KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), le budget 2009, adopté par l'Assemblée populaire suprême le 9 avril 2009, comporte des dispositifs d'aide aux écoles de la Chongryon, l'Association des résidents coréens du Japon : "Il est prévu également que le gouvernement envoie cette année de fortes sommes pour les fonds d'aide à l'éducation et les bourses des enfants des Coréens du Japon". 

Alors que, à la Libération, les Coréens du Japon avaient dû compter sur leurs moyens pour créer des écoles coréennes, les établissements affiliés à la Chongryon, proche de la RPDC, ont développé un large réseau, qui reste aujourd'hui encore plus développé que celui de la Mindan (proche de la Corée du Sud) : une université, 20 lycées, 56 collèges et 81 écoles primaires font partie du réseau d'enseignement de la Chongryon, fondé sur les mêmes méthodes éducatives qu'en République populaire démocratique de Corée.

Compte tenu des difficultés matérielles des Coréens du Japon, qui ne disposent toujours pas des mêmes droits civiques que les citoyens japonais, dans les années d'après-guerre, le soutien de la RPDC avait été déterminant pour développer les écoles de la Chongryon : le 8 avril 1957, plus de 121 millions de yen ont été versés par le gouvernement nord-coréen à leurs compatriotes du Japon ; à cette première dotation, se sont ajoutées des aides et des bourses pour un montant cumulé de 37, 7 milliards de yen à la date d'avril 1986, correspondant à plus de 100 versements (source : Han Duk-su, Juche Thought and Practice in the Expatriate Movement, Institute of Social Science, Korea University, Tokyo, Japan, 1991, p. 171).

En ce sens, l'aide prévue dans le budget 2009 s'inscrit dans une longue tradition de soutien mutuel entre les Coréens de RPDC et du Japon, lesquels ont aidé à leur tour leurs compatriotes de la péninsule, lors de la dure marche des années 1990.
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 01:02

A l'instar du facteur, le maccarthysme sonne-t-il toujours deux fois ? De fait, l'administration néo-conservatrice du président George W. Bush avait organisé, à l'automne 2003, une campagne de dénigrement contre trois organisations progressistes de la communauté coréenne américaine, accusées d'être à la solde de Pyongyang.

Quand la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) faisait partie des pays de l' "Axe du mal" du président George W. Bush, il ne faisait pas bon, aux Etats-Unis, militer pour le rapprochement intercoréen quand on était Coréen Américain.

A l'automne 2003, trois organisations progressistes coréennes américaines avaient ainsi été la cible d'une campagne de dénigrement, avec l'appui de journaux américains en coréen. Leur crime ? Refuser de se joindre aux voix des néo-conservateurs dans leur croisade contre Pyongyang. L'acte d'accusation ? Avoir fait allégeance à la RPDC, malgré les démentis des accusés. La méthode fleurait bon les heures les plus noires du maccarthysme dans l'histoire américaine.

Les organisations coréennes américaines visées, toutes non gouvernementales et à but non lucratif, sont :
- Nodutdol for Korean Community Development (Nodutdol pour le Développement de la Communauté Coréenne) ;
- Korean American National Coordinating Council (KANCC, Conseil de Coordination Nationale Coréen Américain) ;
- Congress for Korean Unification (Congrès pour la réunification coréenne), dont le président, M. Park Kisik, avait choisi de démissionner de ses fonctions à la KCIA (la CIA sud-coréenne) en 1971 et de se réfugier aux Etats-Unis, avant de militer - entre autres - pour la libération de l'opposant sud-coréen Kim Dae-jung, condamné à mort par les militaires au pouvoir au Séoul, avant de devenir le premier président sud-coréen à se rendre au Nord.

Les responsables mis en cause ont fait le parallèle avec les organisations d'exilés cubains anti-castristes, actives en Floride. Par ailleurs, l'implication dans les mouvements anti-guerre, de même que contre la ratification de l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, n'avait pu qu'aiguiser la volonté de certains faucons de l'administration Bush de discréditer ces opposants.

L'AAFC-Bourgogne exprime sa solidarité avec ces associations qui, à l'instar d'autres structures de la communauté coréenne aux Etats-Unis, ont d'abord un rôle d'organisation communautaire, militent pour la paix en Corée et favorisent les échanges culturels, économiques et militaires afin d'encourager la compréhension mutuelle, notamment par des voyages en RPDC. (Source : Robert F. Worth, "Man's Bridge To North Korea Is Seen as Link To Espionage", in New York Times, 5 novembre 2003, The Korean American Press)

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