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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:17

Les Républiques d'Asie centrale de l'ex-URSS comptent des minorités coréennes significatives. Parmi leurs membres devenus célèbres dans le monde des affaires, le Kazakh Vladimir Kim est la personnalité la plus en vue.

 

vladimir_kim.jpgNé le 29 octobre 1960, le Coréen Vladimir Kim est l'une des figures majeures du monde des affaires au Kazahstan : directeur de la compagnie minière d'extraction de cuivre Kazakhmys, cotée à la bourse londonienne, il possède 45 % du capital de la société. Sa fortune est estimée à 3,7 milliards de dollars en 2010 par le magazine Forbes, se classant au 247ème rang mondial.

 

Un prêt de 2,7 milliards de dollars récemment accordé par la Banque chinoise de développement et le fonds d'Etat kazakh Samruk-Kazyna devrait assurer le développement de l'exploitation du cuivre au Kazahstan par la firme Kazakhmys.

 

Déplacés de force depuis l'Extrême-Orient soviétique à la fin des années 1930, les Coréens d'Asie centrale ont pu être comparés aux Juifs dans cette partie au monde, par leur capacité d'intégration et la place que certains d'entre eux ont prise dans le monde des affaires.

 

Vladimir Kim est représentatif des self made men apparus à la faveur des privatisations ayant suivi la fin de l'Union soviétique, ayant pris la tête de Kazakhmys en août 1997. Politiquement, il est membre du parti majoritaire au Kazakhstan, "Otan".

 

Vladimir Kim est marié et père de trois enfants.

 

Sources :

- wikipédia ;

- Forbes ;

- photo Kazakhmys.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:50

Située dans la province de Jilin, au Nord-Est de la Chine, la préfecture autonome de Yeonbyeon (en chinois : Yanbian) est la seule région peuplée de Coréens en dehors de la péninsule à bénéficier d'un statut d'autonomie. Les inondations de juillet-août 2010, les pires à Yeonbyeon depuis plus d'un siècle, ont touché près du quart de la population de la préfecture autonome. L'AAFC-Bourgogne exprime sa solidarité avec les Coréens de Chine et avec l'ensemble des victimes des récentes inondations en Asie.

 

chine_flood_190610.jpgLe 7 août 2010, le ministère chinois des Affaires civiles a indiqué que, depuis le début de l'année 2010, les inondations ont causé plus de 1.450 victimes dans le pays, auxquelles s'ajoutent 669 personnes portées disparues (photo Trend). Les très fortes pluies, qui ont affecté notamment le Shaanxi, le Sichuan et le Jilin, ont entraîné des inondations et des glissements de terrain ayant touché 200 millions d'habitants, dont 12 millions ont dû être relogés. 2,09 millions d'hectares de champs ont été détruits par les inondations, toujours selon le gouvernement chinois. Les pertes économiques ont dépassé 40,6 milliards de dollars.

 

La préfecture autonome coréenne de Yeonbyeon (Yanbian) a été particulièrement touchée, après avoir enregistré un record de précipitations en plus d'un siècle. Selon le gouvernement de la province autonome, près d'un quart des 2,18 millions d'habitants de Yeonbyeon (dont un peu moins de la moitié sont Coréens) ont été touchés par les inondations. Les pluies torrentielles et les inondations ont détruit 6.847 maisons et entraîné l'évacuation de plus de 86.000 habitants, dont certains ont été déplacés dans des écoles et des usines situées à un plus haut niveau.

 

Confiante dans la capacité du peuple chinois à faire face aux conséquences dramatiques des inondations, le comité régional Bourgogne de l'Association d'amitié franco-coréenne exprime sa solidarité avec les sinistrés, à Yeonbyon comme dans l'ensemble de la Chine.

 

Sources :

- AAFC Bourgogne

- Xinhua, "Chine : les inondations ont fait plus de 1.450 morts depuis le début de 2010 (ministère)", 7 août 2010

- China Daily, "Record rainfalls produce flooding in NE China", 5 août 2010

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 12:56

Les larmes de Jong Tae-se, lorsqu'a retenti l'hymne de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en ouverture du match Brésil - Corée du Nord de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, ont suscité une polémique sur la nationalité de l'attaquant vedette du Chollima. L'AAFC-Bourgogne souhaite remettre les choses à leur place : Jong Tae-se est Coréen du Japon, et comme tel il est habilité à jouer pour l'une ou l'autre des deux équipes coréennes, ou encore pour le Japon. Son choix de la République populaire démocratique de Corée est celui du coeur.

 

 

jong_tae_se_larmes.jpgLe 15 juin 2010, les larmes de Jong Tae-se, en ouverture du premier match de la sélection de la République populaire démocratique de Corée pour sa première qualification en phase finale d'une coupe de monde de football depuis quarante-quatre ans, ont ému le monde entier. Comme d'autres footballeurs coréens du Japon, Jong Tae-se a grandi avec l'image de leurs glorieux prédécesseurs qui, en 1966, avaient qualifié pour la première fois une équipe asiatique en quarts de finale d'une coupe du monde en éliminant l'Italie.

 

 Il n'est pas rare qu'un joueur manifeste ainsi son émotion lors de son premier match de coupe du monde. Il est en revanche plus dommage que soit née une vaine polémique prétendant que, puisque Jong Tae-se avait la nationalité sud-coréenne, il n'aurait pas pu être sensible au retentissement de l'hymne national de la République populaire démocratique de Corée.

 

Mais les Coréens du Japon n'ont pas le choix de leur nationalité, sud ou nord-coréenne : les Nord-Coréens du Japon ont en fait conservé la nationalité "Choseon" antérieure à la division du pays ; ils se définissent donc avant tout comme n'ayant pas choisi la nationalité sud-coréenne après l'établissement de relations diplomatiques entre le Japon et la République de Corée (du Sud), alors que le Japon n'a toujours pas de relations diplomatiques officielles avec la République populaire démocratique de Corée. Né Sud-Coréen au Japon, Jong Tae-se, malgré ses démarches, n'a pas pu opter pour la nationalité nord-coréenne, après avoir été formé dans les écoles nord-coréennes au Japon relevant de la Chongryon.

 

En effet, l'association des résidents coréens du Japon (la Chongryon), proche de la Corée du Nord a mis en place la quasi-totalité des écoles coréennes dans l'archipel nippon, que le gouvernement japonais refuse toujours de reconnaître et de subventionner. Les parents de Jong Tae-se, bien que Sud-Coréens, souhaitant donner une formation à leur fils dans une école coréenne, l'ont donc inscrit dans les établissements de la Chongryon.

 

L'auteur de cet article a entendu d'autres récits comparables de Nord-Coréens du Japon tenus d'opter pour la nationalité sud-coréenne, condition exigée, par exemple, pour qu'ils puissent voyager et étudier à l'étranger. L'opinion fréquente selon laquelle les Coréens du Japon choisiraient de plus en plus la nationalité sud-coréenne plutôt que celle nord-coréenne ignore simplement les pressions administratives concourant à faire progressivement disparaître l'existence juridique d'une communauté nord-coréenne dans l'archipel nippon.

 

La FIFA prend en compte cet élément de contrainte : les Coréens du Japon peuvent jouer dans la sélection nationale de l'une ou l'autre équipe coréenne, ou encore dans l'équipe japonaise. Pour sa part, Jong Tae-se a fait le choix de la République populaire démocratique de Corée.

   

Sources : The New York Times, Getty Images

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- An Yong-hak, atout maître du Chollima
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 14:42

L'un des deux joueurs de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ayant né et grandi au Japon à être retenu dans la sélection nord-coréenne pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, An Yong-hak (selon la translittération française de son nom la plus fidèle à l'écriture coréenne, 안영학) est l'une des valeurs sûres du Chollima, dont l'absence sur le terrain suite à une blessure a pu expliquer la défaite face à la Corée du Sud lors du dernier des quatre matchs de qualification du groupe Asie. Un atout d'autant plus précieux que la Corée du Nord aura fort à faire après s'être retrouvée dans le "groupe de la mort", avec comme adversaires le Brésil, le Portugal et la Côte d'Ivoire, lors du tirage au sort.

 

 

an_yong_hak.jpgMilieu expérimenté comptant 22 sélections à son actif, le Coréen du Japon An Yong-hak (1,82 m ) mettra à nouveau tout son talent au service des Chollima pour l'emporter sur les redoutables sélections brésilienne, côte-d'ivoirienne et portugaise dans le groupe G de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

 

Né le 25 octobre 1978 à Kurashiki (Okayama), le numéro 17 du Chollima en Afrique du Sud avait fait une entrée fracassante sur la scène du football international pour sa première sélection, le 8 septembre 2004, en marquant deux buts ayant consacré une large victoire des Nord-Coréens face aux Thaïlandais (4-1). Cette victoire fleuve avait permis aux Chollima d'atteindre le dernier tour de qualification de la zone Asie pour le mondial 2006, où ils avaient échoué aux portes de la phase finale de la compétition. An a été au faîte de sa puissance lors des deux derniers tours de qualification en Asie pour la coupe du monde 2010 : milieu défensif, il a joué un rôle majeur dans la stratégie des Nord-Coréens face à leurs adversaires, notamment sud-coréens, iraniens et saoudiens, se distinguant également par la qualité de ses relances. Son style de jeu généreux et déterminé  rappelle celui de l’Italien G. Gattuso, comme l'observe Edouard Dupas, rédacteur du site footcoreen.com. Pour la première fois depuis 44 ans, la Corée du Nord s'est qualifiée en phase finale d'une coupe du monde.

 

Outre son parcours en coupe du monde, An Yong-hak a alterné les clubs japonais et sud-coréens. Après avoir fait partie des Albirex Niigata de 2002 à 2004 (94 matchs joués, 7 buts) puis des Nagoya Grampus Eight en 2005 (21 matchs joués seulement, pas de but, pour cause de blessure), il a joué ensuite dans la péninsule coréenne, à Busan I´Park de 2006 à 2007 (39 matchs joués, 5 buts, devenant le premier joueur Nord-Coréen à évoluer en championnat de Corée du Sud) puis à Suwon Samsung Bluewings (KOR) de 2008 à 2009 (18 matchs joués, 2 buts). En 2010, il joue à nouveau au Japon, dans le club d'Omiya Ardija. 

 

ahn_young_hak-691ee.jpgAprès le tirage au sort de la coupe du monde 2010 qui a placé son pays dans le groupe de la mort, An Yong-hak se déclarait toutefois confiant dans les capacités de jeu collectives et le travail des joueurs du Chollima, indiquant dans une interview à goal.com où il analyse également ses adversaires : "Nous avons nos propres forces. Avant tout, nous sommes les plus grands travailleurs du groupe. Et plus important encore, nos joueurs sont liés les uns aux autres comme une famille parce que nous jouons ensemble depuis si longtemps. Je crois que nous pourrons montrer notre travail d'équipe dans cette phase de groupe. Même si nos individualités peuvent paraître inférieures à tous les autres opposants, je pense que nous avons des chances de progresser tant que nous devons le meilleur de nous-mêmes et profitons au maximum de nos forces et de notre travail d'équipe."

 

Sources : FIFA (portrait d'An Yong-hak et portrait photo), pubfoot.com, interview donnée le 16 décembre 2009 à goal.com, footcoreen.com (article "Coréens Zainichis : un précieux apport pour la Corée du Nord", 27 février 2010, dont seconde photo de l'article)

 

La composition des équipes coréennes et les matchs de la phase finale de la coupe du monde sur le blog national de l'AAFC

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:42

Fin 2009, une descente de la police environnementale dans une ferme de la province de Quang Ninh, au Nord-Est du Vietnam, a mis à jour l'implication croissante de touristes, sinon d'affairistes, sud-coréens dans le trafic international de bile d'ours. Si l'efficacité médicale des dérivés de bile d'ours, prescrits par la médecine chinoise traditionnelle, est loin d'être prouvée, en revanche les effets sur la population des ours noirs d'Asie, dits ours à collier, sont, eux, avérés. Les mutilations subies menacent gravement une espèce protégée.

 

bile_ours02.jpgFin 2009, dans la province vietnamienne de Quang Ninh, au Nord-Est du pays. La police environnementale fait dans une descente dans une "ferme" à Viet Thai, l'une des six de la province spécialisée dans la production de bile d'ours. Neuf personnes sont arrêtées en flagrant délit. Parmi elles, deux Sud-Coréens.

 

La médecine chinoise traditionnelle recommande l'utilisation de produits issus de la bile d'ursidés même si les preuves scientifiques de son efficacité manquent. Celle-ci est également utilisée pour ses effets prétendument aphrodisiaques. Pis, selon des études menées par l'ONG Animals Asia Foundation fondée par Jill Robinson qui a créé des réserves pour protéger les ours à collier ainsi menacés, la bile est contaminée par du pus, des bactéries, des toxines et des agents cancérigènes.

 

De fait, les croyances traditionnelles sont une aubaine pour certains tours opérateurs, alors que la Corée du Sud reste l'un des deux derniers pays d'Asie à toujours autoriser la vente de produits dérivés de la bile d'ours : selon une enquête menée par l'ONG vietnamienne Education pour le Vietnam (Education for Vietnam) entre avril et août 2008, en dix jours ce sont plus de 1.500 touristes sud-coréens qui se rendraient dans les exploitations ursicoles. Dix centimètres cubes de bile se vendent 500.000 won (soit 320 euros) à Viet Thai où, avant la descente de police en fin d'année 2009, la ferme recevait jusqu'à 40 groupes de touriste étrangers par jour, pour une vente quotidienne de 20 à 30 centimètres cubes de bile d'ours.  

 

La méthode d'extraction consiste à introduire un cathéter permanent dans la vésicule biliaire des ours capturés, en pompant le liquide deux fois par jour. Des milliers d'ours à collier ont été capturés et mutilés, dans des conditions ainsi décrites par la Fondation Trente Millions d'Amis, à l'origine d'une pétition en Chine :

 

"Attachés par un collier métallique, ces ours sont bloqués jour et nuit en position allongée dans des cages exiguës dans lesquelles ils ne peuvent même pas se retourner. Les blessures à la tête, aux pattes et au dos, dues au frottement répété des animaux contre les barreaux des cages sont visibles sur la plupart d'entre eux.

"Entre 10 et 20 ml de bile est extrait de chaque ours, deux fois par jour. Leur flan est traversé par une sonde pour prélever leur bile, entraînant d'atroces souffrances. La plupart du temps, pendant l'extraction de bile, les animaux gémissent et frappent leur tête contre les barreaux et quelques ours vont même jusqu'à mâcher leurs propres pattes".

 

Toujours selon l'ONG Animals Asia Foundation, suite aux mutilations qu'ils ont subis, 95 % des ours noirs recueillis dans leurs refuges sont décédés des suites d'un cancer du foie lié à une affection de la vésicule biliaire.

 

Face à l'ampleur de la catastrophe, le député vietnamien Nguyen Dinh Xuan a écrit au ministère de l'Environnement sud-coréen pour que, tout d'abord, les autorités sud-coréennes rappellent que la vente et le transport de biles d'ursidés sont interdites par la loi vietnamienne, en application de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

 

L'AAFC-Bourgogne soutient pleinement le combat des associations écologistes au Vietnam et en France. Elle souhaite une application rigoureuse des lois vietnamiennes et des conventions internationales et appelle les autorités sud-coréennes à prendre les mesures d'information nécessaires vis-à-vis de ses ressortissants au Vietnam, ainsi qu'à interdire le commerce de produits dérivés de bile d'ours.

 

Sources :

- "La bile d'ours, un commerce très rentable", in Le Bien Public, dimanche 25 avril 2010. Article reproduit de Courrier international, n° 1001, reprenant d'un extrait d'un article d'Anh Dien paru dans le journal Thanh Nien d' Hô Chi Minh-Ville

- "Des milliers d'ours mutilés pour leur bile", sur le site de la Fondation 30 Millions d'Asie (à l'origine également d'une pétition en ligne)

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 21:35

Si les communautés caucasiennes sont les premières victimes de la montée des agressions racistes dans la Russie post-soviétique, les Asiatiques - et en particulier les Coréens - ne sont pas épargnés par une violence trouvant notamment son origine dans l'activisme des groupes skinheads. Après deux faits divers tragiques récents, l'AAFC-Bourgogne dénonce ces crimes odieux avec la plus grande fermeté.

En moins d'un mois, deux étudiants coréens en Russie ont été victimes de graves agression, mettant en lumière la montée d'un racisme anti-asiatique dans l'ex-Union Soviétique.

Le 15 février 2010, un étudiant sud-coréen a été tué à Irkoutsk, en Extrême-Orient, après avoir été agressé par de jeunes Russes. Il participait à un programme d’échanges à l’université d’Altaï.

shim_agression_russie.jpg
Le 7 mars, une nouvelle agression, à Moscou cette fois (photo ci-dessus du lieu de l'agression), a frappé un étudiant sud-coréen de 29 ans du nom de Shim, en troisième année à l’Institut national de la cinématographie (VGIK). Shim a été attaqué à la gorge avec une arme blanche. Il a été frappé par un homme masqué, à 10 mètres d'un groupe de cinq autres amis coréens qu'il venait de quitter. Alors que le ministère des Affaires étrangères suit très attentivement cette affaire, la piste privilégiée par la police russe est celle d'un acte raciste commis par un groupe skinhead d'extrême-droite. Une attaque similaire avait causé la mort d'un Chinois au même endroit, une semaine plus tôt.

Les jours de Shim étaient hors de danger après qu'il eut subi une intervention chirurgicale de 4 heures. Selon un responsable de l'hôpital après l'intervention, "il peut à présent respirer normalement et communiquer, il est hors de danger, mais il faudra suivre l’évolution de son état pendant encore deux à trois jours avant d’être totalement rassuré".

Le comité régional Bourgogne dénonce ces actes odieux, signes d'une intolérable montée du racisme dans la Russie post-soviétique : les étudiants étrangers, ayant pourtant choisi la Russie pour se former, en sont les premières victimes. Alors que l'Union Soviétique a été naguère le deuxième pays au monde, après les Etats-Unis, pour le nombre d'étudiants étrangers accueillies, l'attitude de minorités d'extrême-droite accentue le déclin de la Russie sur la scène de la coopération universitaire internationale.

Source : Yonhap (dépêches des 
8 mars et 9 mars 2010)

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:50

Elue députée en novembre 2008 sur la liste nationale du Parti national (conservateur), Melissa Lee est le second parlementaire d'origine coréenne élu en dehors de la péninsule dans le cadre d'un scrutin multipartite (et le seul parlementaire d'origine coréenne encore en activité), après Jay Kim qui a été député (républicain) de Californie de 1993 à 1999. Melissa Lee représente un exemple de réussite sociale parmi les Coréens d'outre-mer.

Melissa_Lee.jpg


Née en 1966 en Corée du Sud, ayant grandi en Malaisie avant de rejoindre l'Australie puis la Nouvelle-Zélande, en 1988, avec sa famille, Melissa Lee, après des études de communication, a été journaliste, pour le Sunday News, le New Zealand Herald et The Listener. Pendant quinze années, elle a été présentateur et producteur pour les chaînes de télévision TVNZ Asia Dynamic et Asia Down Under.  

Très engagée dans le combat contre le racisme anti-asiatique, elle a occupé de nombreuses fonctions au sein de la communauté asiatique, et spécialement de la communauté coréenne, de Nouvelle-Zélande : Vice-Présidente de la Société coréenne, Vice-Présidente de l'Association des femmes coréennes, membre du bureau du réseau des producteurs d'Asie-Pacifique, conseillère au Conseil coréen pour l'unification nationale (National Unification Advisory Council of Korea) et membre du Conseil asiatique pour la police d'Auckland.

Depuis novembre 2008, Melissa Lee est députée au Parlement néo-zélandais, élue sur la liste du Parti national (conservateur), membre des commission du commerce et des lois. Dans son discours d'investiture trilingue (anglais, maori, coréen), elle a comparé la migration des Maori depuis Hawaï à son propre parcours personnel jusqu'en Nouvelle-Zélande. Candidate du Parti national à l'élection partielle de Mount Albert au printemps 2009, elle a été largement battue par le candidat travailliste David Shearer.

Exemple d'intégration sociale réussie, Melissa Lee défend des idées politiques conservatrices, notamment sur la famille et la religion.

Sources :

fiche biographique sur le site du Parti national (dont photo), wikipédia (version anglaise)
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:43

"Le Japon doit aux Coréens de Sakhaline deux cents millions de dollars" : cette déclaration de Kim Bok-kon (Victor Ivanovitch), président de la Fondation coréenne de Sakhaline « Pour la restauration de la justice » traduit a minima la dette japonaise (exprimée en dollars actuels) aux travailleurs coréens de Sakhaline, au titre des économies accumulées par ces derniers et dont ils ont été spoliés après la défaite japonaise et la libération de la Corée en 1945. Dans l'entretien ci-après accordé à Michael Bazhenin, Kim Bok-kon revient sur cet épisode encore trop méconnu de l'histoire des Coréens de Sakhaline.

 


 De 1905 à 1945, le sud de Sakhaline était sous domination japonaise, appelé préfecture de Karafuto. Au cours de cette période, la main-d'œuvre bon marché était constituée des ressortissants coréens au Japon, importés principalement de la province du Gyeongsang du Nord, qui se trouve maintenant sur le territoire de la République de Corée. Selon diverses sources japonaises, le nombre de Coréens mobilisés pour la main-d'œuvre est de 16 000 durant la période 1939-1944.
De 1944 à 1945 les données ne sont pas disponibles, car les Coréens ont été saisis dans les rues de leurs villes natales par la force et ils ont été déportés à Sakhaline. Selon le chercheur américain John Stephen, la population de Sakhaline comptait alors environ 150 000 Coréens. Ils ont travaillé dans les mines de charbon, à la construction d'aérodromes et de voies ferrées, et aussi comme bûcherons. Environ 60-70% du salaire coréen était investi par les employeurs japonais, dans les banques japonaises pour le developpement du Japon, la prospérité de l'entreprise, etc. Et seulement 30-40% du salaire allait à l'alimentation, l'habillement et les accessoires. C'est ainsi qu'une banque japonaise de la ville Toehara (Ioujno-Sakhalinsk) a constitué un fond considérable, réalisé par les coréens.

 

MB: Victor Mikhailovich, pourquoi les Coréens de Sakhaline n'ont pas été en mesure d'obtenir à ce jour l'argent durement gagné?

Kim Bok-kon: Quand la seconde guerre mondiale fut finie, la population japonaise de la préfecture de Karafuto, environ 400 000 personnes, a été rapatriée sur l'île de Hokkaido. La population japonaise d'origine coréenne, environ 25 000 personnes, a été laissée à Sakhaline. La banque, dans laquelle reposaient les économies coréennes, s'installa au Japon, les Coréens ne pouvaient plus récuperer leur argent. Le montant de la dette japonaise envers les Coréens de Sakhaline s'élève aujourd'hui à plus de 200 millions de dollars. Lors d'une réunion du Parlement japonais, il a été annoncé qu'un dépôt d'un montant total de 1 million 600 mille dollars (186 millions de yens) dans une banque japonaise touche environ 590 000 comptes courants de particuliers.

En 1988, les Taïwanais ayant travaillé au Japon, et qui étaient dans la même situation que les Coréens de Sakhaline, ont été payés en tenant compte d'un facteur d'inflation 120. Par conséquent, je crois que les Coréens de Sakhaline doivent aussi recevoir l'argent, en tenant compte d'un facteur d'inflation d'au moins 120.

 

MB: Qui d'autre que vous s'occupe de ce problème?

KBK: Le 25 septembre 2005, à la Cour du district de Tokyo, a été déposée une revendication de 11 Coréens de Sakhaline pour l'obtension du paiement. Cette déclaration était soutenue par neuf avocats japonais, menés pas Takaki Keniti. Le but de cet essai était le paiement des dettes aux Coréens de Sakhaline.

Le premier procès a duré 14 ans (de 1975 à 1989) à la demande des Coréens de Sakhaline pour « le rapatriement ». Le deuxième procès a duré de 1990 à 1995, 21 personnes exigeaient une indemnité d'un montant de 10 millions de yens chacun. En 1995, le gouvernement japonais a promis d'aider à la réparation des dommages causés aux Coréens de Sakhaline, en l'incluant dans le projet pour le 50ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En conséquence, la délégation des Coréens de Sakhaline a arrêté ses poursuites et le procès s'est fini.

 

MB: Un centre culturel coréen a été construit à Ioujno-Sakhalinsk grâce à l'argent japonais. S'agit-il d'une compensation pour la rétention de l'argent des Coréens de Sakhaline ou bien est-ce une aide humanitaire?

KBK: En 1998, le ministère des Affaires étrangères japonais a alloué 5 millions de dollars pour construire un centre culturel à Sakhaline, comme une aide humanitaire aux Coréens de Sakhaline, sur la base du « Projet pour les plus de 50 ans ». Avec le soutien financier japonais à la République de Corée, plus de trois milles personnes âgées de Sakhaline ont pu retourner en Corée. Le budget du Japon a été affecté à hauteur de 32 millions de dollars pour la construction de leurs logements dans la ville d'Inchon (1999) et des logements des immigrés dans la ville d'Ansane (2000). Le Japon accorde également une visite des Coréens de Sakhaline en Corée du Sud pour rencontrer leurs familles.

 

MB: Allez-vous continuer d'exiger le paiement de l'argent coréen que la Japon a gardé en banque?

KBK: La totalité du coût japonais dédié aux Coréens de Sakhaline a été l'aide humanitaire. Mais elle ne peut pas compenser entièrement les dettes des Coréens de Sakhaline. Par conséquent, le « Fond pour le rétablissement de la justice », sur la base de documents historiques, des lois internationales, veut prouver que le Japon est légalement résponsable des dommages subis par les Coréens de Sakhaline. Nous allons continuer de réclamer ces dommages dans leur intégralité.

 

Source : all-korea.ru

Traduit du russe par l'AAFC

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 19:44

Est-ce un signe annonciateur de l'amélioration prochaine des droits des résidents coréens au Japon ? Le samedi 12 décembre 2009, Ichiro Ozawa, secrétaire général du Parti démocrate du Japon (PDJ, centriste, vainqueur des élections législatives du 30 août 2009), a plaidé à Séoul pour une amélioration des relations bilatérales avec la Corée du Sud, tout en réaffirmant une position de principe favorable au droit de vote des résidents permanents coréens au Japon lors des élections locales. La satisfaction de cette demande ancienne des associations de Coréens au Japon marquerait un progrès notable sur le chemin de l'égalité des droits entre Coréens et Japonais.

Le nouveau Premier ministre japonais, Yukio Hatoyama, dont la victoire du Parti démocrate aux élections législatives du 30 août 2009 a clos le long règne conservateur du Parti libéral-démocrate, est
coréanophile et partisan d'une amélioration des relations entre l'archipel nippon et la péninsule coréenne : sa proposition d'une Communauté d'Asie de l'Est se baserait sur des intérêts communs, notamment dans le domaine économique.

Dans ce contexte, les déclarations à l'Université Kookmin de Séoul, le 11 décembre 2009, d'Ichiro Ozawa (photo ci-dessous : China Economic Net), actuellement secrétaire général du Parti démocrate du Japon (PDJ), prennent un relief particulier : elles s'inscrivent dans un schéma d'amélioration des relations bilatérales et permettent d'envisager des progrès dans la situation des droits des quelque
700.000 Coréens au Japon, qui ont un statut de résident permanent. Bien que la plupart d'entre eux vivent dans l'archipel depuis la période de la colonisation japonaise (1910-1945), ils doivent être enregistrés à partir de 14 ans puis tous les trois ans et à chaque changement de domiciliation. N'ayant le droit d’occuper aucun emploi public, ils sont soumis aux mêmes impôts que les Japonais mais restent exclus du bénéfice de la moitié des prestations sociales ouvertes aux Japonais.

ichiro ozawa 2
A propos de la colonisation japonaise de la Corée, Ichiro Ozawa a déclaré : " C'est une période malheureuse de l'histoire moderne et c'est un fait historique dont le Japon et le peuple japonais doivent s'excuser". Appelant à dépasser les questions d'un passé douloureux, il a ajouté : "Nous devons faire des efforts pour construire une relation amicale et de bonne volonté, ainsi que de solidarité en surmontant les questions du passé".

S'agissant des questions non résolues entre le Japon et la Corée du Sud, il a déclaré que "le Japon était en position de faire des propositions de manière positive sur le sujet".

Un des gestes les plus attendus est l'octroi du vote aux élections locales aux résidents étrangers permanents au Japon, parmi lesquels les Coréens du Japon. Ichiro Ozawa a réitéré son soutien à une telle mesure, demandée de longue date par les associations de résidents coréens au Japon, la Chongryon et la Mindan.

Ces déclarations de l'ancien président du PDJ sont d'autant plus significatives qu'Ichiro Ozawa a été, au sein de cette formation, partisan d'une orientation plus nationaliste, particulièrement critique vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). 

Source principale :
Kyodo News

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 01:25

Spécialisée dans les questions relatives aux Coréens d'outre-mer, l'AAFC-Bourgogne a été chargée par l'AAFC de relayer l'appel suivant de l'Association des résidents coréens au Japon (Chongryon) sur la situation de ces derniers. Pleinement solidaire des Coréens du Japon, l'AAFC-Bourgogne appelle à connaître et faire connaître les atteintes aux droits des citoyens coréens du Japon, en se tenant à la pleine disposition (courriel : aafc.bourgogne@gmail.com) de tous pour apporter des informations complémentaires.

 

L'Association générale des résidents coréens au Japon

 

 

Siège central
Bureau des affaires internationales

 

2-14-15, Fujimi, Chiyoda-ku,

Tokyo, 102-8138, Japan

Fax : 03-3262-7110 / Tel.: 03-3262-7111

Email : kukje@chongryon.net

 

 

 


20 octobre 2009

 

Chère Madame, Cher Monsieur,

 

 

Merci de bien vouloir nous excuser pour l'envoi de ce courriel inattendu. 
 

Ce courriel est adressé aux ambassades du Japon, à celles des organisations étrangères qui ont des relations amicales avec la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), aux correspondants étrangers basés au Japon, aux universitaires avec qui nous sommes en contact par des échanges de cartes, etc.

 

Nous sommes le Bureau des affaires internationales de l'Association générale des résidents coréens au Japon (dont l'abréviation en coréen est "Chongryon"). La Chongryon est l'organisation civique des résidents coréens au Japon affiliée à la RPDC.

 

Depuis sa création en mai 1955, la Chongryon a contribué non seulement à sauvegarder les droits humains et l'existence de quelque 600,000 Coréens au Japon mais aussi à la réunification indépendante et pacifique de la Corée, en jouant un rôle de liaison entre la RPDC et le Japon pour renforcer l'amitié et la bonne volonté entre les deux pays.

 

Néanmoins, les résidents coréens au Japon souffrent toujours d'une oppression politique et de mises en cause de leurs droits humains sous le régime des "sanctions" contre la RPDC imposées par le gouvernment japonais depuis juillet 2006, à l'occasion des essais nucléaires et de missiles réalisés par la RPDC cette année-là.

 

En pièce jointe à ce courriel différents documents indiquent quelle est la situation récente des Coréens du Japon sous le régime de "sanctions" et l'attitude hostile du Japon envers la RPDC et les Coréens au Japon, de façon inchangée depuis plus de 60 ans. Nous aimerions que vous lisiez ces documents. 

 

Nous vous serions très reconnaissants si vous vous sentiez concernés par ce sujet et souteniez nos activités, par tout moyen possible, pour faire encore mieux entendre la voix d'un assouplissement immédiat des "sanctions" et de la politique hostile envers la RPDC et les Coréens du Japon.

 

 

Bien cordialement,

 

 

So Chung-On

 

Directeur

Bureau des affaires internationales

Association générale des résidents coréens au Japon

 

(traduit de l'anglais par l'AAFC-Bourgogne)

 

 

 

Pièces jointes à télécharger (en anglais) :

 

La violation des droits de l'homme par le gouvernement japonais à l'encontre des résidents coréens au Japon

 

Faits au sujet des règles injustes instaurées au nom de l'interdiction totale des exportations vers la RPDC

 

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