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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:09
La Coréenne de Chine Jin Haixin (en coréen : Kim Hae-sim) s'est imposée comme l'une des chanteuses les plus douées de sa génération en Chine, en renouvelant les styles et les thèmes de la scène musicale contemporaine - à partir d'une formation classique (piano, flûte) qui lui a permis de conjuguer les apports musicaux dans des oeuvres personnelles au goût très sûr.

Depuis son apparition au premier plan de la musique contemporaine chinoise, en 1999, Jin Haixin n'a cessé de surprendre : alors qu'initialement ses chansons étaient dominées par une voix cristalline, aux tonalités parfaites, elle a ensuite travaillé le rythme et les styles (non seulement classiques et contemporains : Europop, funk, blues et soul) - ne cessant d'innover et de surprendre par une étonnante maîtrise technique.

Mais si Jin Haixin est devenue l'égérie des femmes de la nouvelle classe moyenne chinoise, c'est aussi parce qu'elle a choisi un engagement social qui l'a située aux antipodes de la musique pop de divertissement, dont est sciemment absent tout message, de quelque nature qu'il soit : son album Le Jour de l'indépendance est un appel sans équivoque à l'indépendance des femmes, trop dépendante de leur mari dans la culture confucéenne traditionnelle qui continue d'imprégner la société chinoise.

L'AAFC-Bourgogne recommande de découvrir et faire découvrir l'une des artistes les plus brillantes de la nouvelle scène musicale chinoise.


Sources : crienglish.com, Youtube.
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 14:07

hong_se-hwa.JPGParmi les Coréens ayant vécu en France, Hong Se-hwa a connu une histoire peu banale : membre d'un groupe révolutionnaire clandestin démantelé par la junte militaire sud-coréenne (Namminjeon), il n'a dû son salut qu'au fait qu'il vivait en France au moment de la répression de la Namminjeon. Ayant obtenu le statut de réfugié politique, il a finalement choisi de retourner en République de Corée (du Sud) à l'occasion d'une loi d'amnistie. Ecrivain, journaliste, il est devenu, en 2011, le président du Nouveau parti progressiste (NPP), puis en 2012 du Parti du travail.

Hong Se-hwa est né le 10 décembre 1947. Diplômé de l'Université nationale de Séoul en 1977, il s'engage contre la junte militaire de Park Chung-hee au sein de l'Association démocratique populaire de Corée du Sud (ou encore Front pour la libération de la Corée du Sud, Namminjeon), organisation clandestine d'extrême-gauche ayant pour fondement les idées du Juche de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et s'inspirant du modèle de guérilla communiste au Sud du Vietnam.


Il arrive en France en 1978, avec sa femme et leurs deux enfants, pour travailler dans une société coréenne d'import-export. Peu après, la Namminjeon est frappée par la répression et plus de 70 de ses membres sont arrêtés : son dirigeant est exécuté et une adhérente de l'association meurt sous la torture, quand les autres militants - parmi lesquels le poète Kim Nam-ju - sont condamnés à de lourdes peines de prison. Hong Se-hwa, quant à lui, obtient le statut de réfugié politique. Il exerce alors différents métiers - dont celui de chauffeur de taxi, qui lui a a-taxi-driver-in-paris_hong-se-hwa.jpgdonné le titre d'un ouvrage : Un chauffeur de taxi à Paris, où il raconte son parcours politique depuis ses années de militantisme étudiant, son obtention du statut de réfugié politique et son expérience au sein de la société française. Il noue également des liens avec les Coréens d'Allemagne, où des émigrés - mineurs, infirmières - ont été très mobilisés dans le mouvement pour la démocratisation de la Corée du Sud.

 

Il rentre en Corée du Sud en 2002, à l'occasion de l'amnistie des anciens prisonniers politiques. Ses enfants, quant à eux, ont choisi de rester en France. En mars 2006, 42 anciens membres de la Namminjeon reçoivent une indemnisation et leur rôle est reconnu dans la lutte pour la démocratie.

Devenu éditorialiste du quotidien progressiste Hankyoreh, Hong Se-hwa est élu, en novembre 2011, président du Nouveau parti progressiste, organisation représentative de la tendance "démocratie populaire" (acronyme anglais : PD) de la gauche sud-coréenne, dont la majorité des militants ont fondé en 2012 le Parti du travail (de Corée du Sud) à l'issue d'une fusion avec le Parti socialiste. Hong Se-hwa est devenu président de la nouvelle formation.

Principales sources :
- wikipédia (articles en français et en coréen, dont photo) ;
- présentation de l'ouvrage Un chauffeur de taxi à Paris.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 23:00

525px-Broad_Avenue_Palisades_Park.jpgA Palisades Park, dans le comté de Bergen (New Jersey), une enclave coréenne américaine compte désormais une majorité de Coréens (52 %), venus s'installer à partir des années 1990. La Koreatown de Palisades Park est ainsi devenue l'une des plus emblématiques des Etats-Unis.

Ce sont les axes de circulation qui délimitent la Koreatown de Palisades Park : le boulevard Bergen à l'Est, la Grande Avenue à l'Ouest et la Route 46 au Sud. Mais la Koreatown continue de s'étendre au Nord, en direction de la route Fort Lee, imprimant son empreinte dans l'organisation spatiale de la ville. Car ce sont les commerces coréens - qui étaient déjà au nombre de 120 en 2000, mais ont continué à se développer  depuis cette date - qui façonnent le visage du quartier, avec des enseignes bilingues, en coréen et en anglais : bars, restaurants, épiceries, karaokés, mais aussi banques et boutiques de vente au détail de produits électroniques - rappelant ainsi que la Corée du Sud est le pays le plus connecté au monde. Les grands groupes coréens (les chaebols) se sont à leur tour établis dans le quartier ou dans ses environs immédiats, en particulier LG et Samsung Electronics. La fête des moissons (Chuseok), où les Coréens honorent leurs ancêtres, réunit chaque année des dizaines de milliers de participants.

La présence coréenne est relativement récente, datant des années 1990. Auparavant, il s'agissait d'un quartier d'immigration européenne récente, à forte composante ouvrière, accueillant des Italiens, des Allemands, des Croates et des Grecs.

Les débats politiques sur l'histoire coréenne ont aussi pris place dans l'histoire de la cité. En 2010, une plaque diplomatique a rappelé le sort des "femmes de réconfort" coréennes, réduites en esclavage par l'armée nippone à la veille et pendant la Seconde guerre mondiale. Des diplomates japonais ont tenté en vain, en 2012, de faire retirer la plaque. Selon le quotidien local The Record, qui dispose d'une version coréenne, l'Association des résidents coréens du New Jersey a mené une campagne de pétition, en 2013, pour que les manuels scolaires utilisent l'expression "mer de l'Est" concurremment à "Mer du Japon".

Du fait de leur forte implantation, les Coréens commencent à être représentés dans les institutions politiques locales :  Jason Kim a été élu maire adjoint de Palisades Park en 2012.

Selon le recensement américain de 2010, les 56 773 Coréens Américains du comté de Bergen formaient alors 6,3 % de la population, représentant une part significative des quelque 219 000 Coréens de l'aire métropolitaine de New York.

En définitive, au moment où la culture populaire coréenne (musique, cinéma, arts martiaux...) gagne le nouveau monde, s'il y a bien un endroit où la K-Pop déferle aujourd'hui aux Etats-Unis, c'est à Palisades Park qu'elle est la plus visible, portée par une communauté visible et soudée.

Sources : AAFC, wikipédia (dont photo).

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 23:19
001372d8a3090d2cf9d119Né le 1er avril 1965, à Yanbian (en coréen : Yeonbyon), Gao Zhongxun fait partie des joueurs chinois d'ethnie coréenne qui ont contribué à l'essor du football dans l'Empire du Milieu. Mais il a également permis la promotion de son équipe, Jilin, en première division chinoise, devenant ainsi l'un des joueurs les plus emblématiques du club du Nord-Est de la Chine.


Milieu de terrain, Gao Zhongxun a d'abord fait sensation dans l'équipe nationale des moins de 20 ans, participant aux championnats du monde de la jeunesse de la FIFA en 1985 et en contribuant à la découverte du football chinois sur la scène internationale : la jeune équipe nationale atteint les quarts de finale de la compétition, et quand la Chine créa ensuite une équipe junior ("Chine B"), le jeune prodige en fit naturellement partie.

Mais lorsque Gao Zhongxun retrouva en 1989 son club de Jilin, où il avait fait ses débuts entre 1984 et 1987, la réorganisation de la compétition nationale en Chine avait relégué le club en... troisième division. Il fit alors partie des joueurs qui, dès 1990, permirent à Jilin de revenir en deuxième division, puis en première ligue en 1994. Ce résultat a été largement le fruit des efforts de Gao Zhongxun, fidèle à son club de 1989 à 2000, où il participa à 133 matchs durant cette période.

Bien que jouant alors en deuxième division, Gao Zhongxun avait manifesté des qualités telles qu'il fut sélectionné dans l'équipe nationale à onze reprises entre 1992 et 1996. En 1992, l'équipe chinoise termina troisième de la coupe d'Asie.

Après une carrière bien remplie, Gao Zhongxun effectua sa dernière année comme professionnel, en 2001, dans le club de Beijing Kuanli, avant de prendre sa retraite à l'age de 36 ans.

Source principale : wikipédia. Image : source.
   
 
 
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 23:20

297px-Seal of Georgia svgEugene Shin Yu, un Coréen américain qui a présidé la Fédération des associations coréennes, a annoncé sa candidature au Sénat américain pour la Géorgie, pour le Parti républicain. Son profil est caractéristique de la minorité coréenne aux Etats-Unis : ancré à droite.

 

Aujourd'hui homme d'affaires installé à Augusta, Eugene Shin Yu a le profil caractéristique des Coréens américains engagés à droite, par son attachement aux valeurs militaires, de maintien de l'ordre et pour le libéralisme économique. Le 19 juillet 2013, il a présenté sa candidature pour le Parti républicain aux élections sénatoriales de l'an prochain en Géorgie, dans le cadre de la conférence que tenait à Atlanta la Fédération nationale des femmes républicaines.

 

Venu enfant en Géorgie, il s'est engagé dans l'armée et a été pompier à Augusta avant de devenir shérif adjoint. Aujourd'hui homme d'affaires, il s'est notamment enrichi en commercialisant des équipements militaires. Il met l'accent dans son programme sur la création d'emplois en Géorgie, en soulignant son expérience d'entrepreneur. Il a été président de la Fédération des associations coréennes, dont l'objectif est de regrouper les associations de Coréens américains.

 

S'il était élu, Eugene Shin Yu ne serait toutefois pas le premier Coréen américain à être élu en Géorgie. Avant lui, B.J. Pak avait été député à la Chambre des représentants de l'Etat, pour la circonscription de Lilburn.

 

Source : OnlineAthens.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 23:14

Portrait_of_Nam_June_Paik-by_Lim_Young-kyun-1981.jpgLe Coréen Américain Nam June Paik (Séoul 1932 - Miami 2006, à gauche photo prise à New York en 1981 par Lim Young-kyun), en tant que fondateur de l'art vidéo, est probablement l'artiste coréen ayant eu la plus forte influence sur la création artistique contemporaine. Ayant reçu une formation de pianiste classique, il quitte la Corée pendant la guerre pour Hong Kong puis le Japon, où il consacre son doctorat à Arnold Schoenberg. Puis son séjour en Allemagne, à compter de 1958, le conduira à rejoindre l'avant-garde artistique.

 

En Allemagne, Nam June Paik rencontre les compositeurs Karlheinz Stockhausen et John Cage, ainsi que John Beuys et Wolf Vostell qui l'encouragent à travailler dans le domaine de l'art électronique. Membre du groupe Fluxus, d'inspiration néo-dadaïste, Nam June Paik réalise des performances mémorables : en 1960 à Cologne, après un concert de piano où il a interprété Chopin, il se jette sur le piano et se jette dans le public, il attaque John Cage et le pianiste David Tudor dont il découpe les vêtements avec des ciseaux et leur reverse dessus du shampoing.

 

Pre-Bell-Man_Nam-June-Paik.jpgInstallé aux Etats-Unis à partir de 1964, ayant une conscience aiguë du rôle nouveau joué par le poste de télévision dans la civilisation moderne - dont il observe qu'il a remplacé la cheminée comme lieu de rassemblement du foyer - Nam June Paik commence à mettre en place un travail combinant la vidéo, la musique et la performance scénique, en accordant une place grandissante au détournement du téléviseur comme objet, et en utilisant aussi de manière extensive des produits recyclés - ce qui, sur ce point, l'apparente aux artistes de l'art pauvre. Sa partenaire artistique Charlotte Moorman, avec laquelle il a réalisé L'opéra sextronique (1967) et TV Cello (1971), jouait sur un violoncelle fait de télévisions.

 

En 1974, il observe que les moyens électroniques créent des "autoroutes électroniques" qui relient différents points du globe en un temps record - sans qu'il ne puisse toutefois être prouvé qu'il soit à l'origine de l'expression, qui a eu un fort retentissement médiatique, d'autoroutes de l'information.

 

Un des fondateurs de l'art vidéo, il observe que "la vidéo nous apprend beaucoup de choses sur la vie. Ainsi, je n'avais jamais pensé que la couleur dépendait du temps. Expliquons nous : un peintre utilise pour ses toiles indifféremment du rouge, du bleu, du jaune ou du vert. Mais dans la nature, chaque saison a ses couleurs propres : le printemps est vert, l'été bleu, l'automne jaune et rouge et l'hiver blanc et gris. Celui qui a inventé la couleur en vidéo est un génie, puisqu'au départ, en vidéo, il n'y a pas d'images, rien que des lignes...".

 

En 1989, un de ses robots constitués de postes de télévision, Olympe de Gouges, a marqué la signature artistique par Nam June Paik du bicentenaire de la Révolution française.

 

Lion d'or à la Biennale de Venise en 1993, l'artiste a été victime d'une attaque en 1996 qui l'a laissé paralysé. Il est décédé des suites de cette attaque en 2006.

 

Sources : AAFC, wikipédia (dont photo ci-dessous : Pre Bell Man, Musée de la communication, Francfort-sur-le-Main).

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 23:14

Alors que les tensions s'accroissent dans la péninsule coréenne, sous l'effet notamment de la mise en oeuvre du plan américain Playbook révélé par le Wall Street Journal, de plus en plus de voix s'élèvent parmi les Coréens de l'étranger pour refuser une dangereuse escalade : nous les passons ci-après en revue. Le comité régional Bourgogne soutient toutes les initiatives ainsi prises en faveur de la paix et du dialogue dans la péninsule pour que, soixante ans après l'effroyable conflit de la guerre de Corée, plus jamais des Coréens n'attaquent militairement d'autres Coréens.

 

Des déclarations ont été publiées le 27 mars 2013 par l'Association générale des Coréens de Chine et la Fédération des travailleurs coréens de Chine ont mis en cause une logique de tensions, débouchant sur une "guerre nucléaire", dans le contexte des manoeuvres américano - sud-coréennes Key Resolve et Foal Eagle.

 

bombardiers_B2_avion_furtif_coree.jpg

 

Dans un communiqué en date du 29 mars 2013, la Fédération des Coréens des Etats-Unis a vivement dénoncé l'introduction la veille d'avions bombardiers furtifs américains B-2 (photo ci-dessous) dans le ciel de la Corée, en appelant à la cessation des exercices de guerre menés conjointement par les troupes américaines et sud-coréennes. 

 

Toujours le 29 mars, la direction de l'Association des résidents coréens au Japon (Chongryon), ainsi que plusieurs de ses antennes régionales (notamment à Tokyo et Hokkaido), ont publié des déclarations mettant en cause les provocations américaines dans l'escalade des tensions (ce qui, on l'apprendra plus tard, correspondait à un plan préétabli baptisé Playbook).

 

Enfin, dans son numéro de mars 2013, le mensuel Thongil de la Confédération internationale unifiée des Coréens (de Russie et l'ex-URSS) a souligné la détérioration de la situation dans la péninsule sous l'effet des manoeuvres américano - sud-coréennes.

 

Source : dépêches de l'agence KCNA.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:38

Moon-Jae-in.jpgL'élection présidentielle sud-coréenne du 19 décembre 2012 a vu la victoire de la candidate conservatrice Mme Park Geun-hye, malgré des contestations portant notamment sur la centralisation des résultats. En revanche, parmi les Coréens de l'étranger qui votaient pour la première fois à une élection présidentielle depuis plus de quatre décennies, le scrutin a vu la nette victoire de son adversaire de centre-gauche, le démocrate Moon Jae-in (56,38 % contre 42,55 % à Park Geun-hye). Une avance toutefois insuffisante pour inverser les résultats dans la seule péninsule, au regard notamment du faible nombre de Coréens d'outre-mer inscrits sur les listes électorales et ayant participé à l'élection.

 

Un peu plus de 158.000 Sud-Coréens de l'étranger ont participé à l'élection présidentielle du 19 décembre 2012. Parmi eux, une majorité (89.192, soit 56,38 %) ont choisi le candidat de centre-gauche Moon Jae-in. Park Geun-hye a été largement distancée dans cet électorat (67.319 voix, soit 42,55 %) tandis que les autres candidats ont glané à eux quatre 1,07 %, soit toutefois plus du double de leurs scores cumulés au niveau national (0,4 %).

 

Au regard de ces résultats, on peut comprendre pourquoi le général Park Chung-hee, père de Park Geun-hye, avait supprimé le droit de vote des Coréens de l'étranger alors qu'il dirigeait la junte au pouvoir à Séoul : en dehors de la péninsule, les Coréens d'outre-mer étaient et restent moins dépendants des médias conservateurs et des relais sociaux de la droite, comme les Eglises protestantes, l'armée et les services de renseignement.

 

Par ailleurs, alors que les médias étrangers s'étaient alarmés de la possible victoire de la "fille du dictateur", selon leurs termes, en Corée du Sud les médias publics et proconservateurs, ultra-dominants, se sont employé à gommer cet aspect de la candidature Park Geun-hye. Il est évident que ce regard de l'étranger a pu peser sur le choix des Coréens vivant en dehors de la péninsule.

 

Des facteurs structurels ont aussi joué : les Coréens d'outre-mer sont plus jeunes que la population qui réside en Corée, et comptent en leur sein un nombre important d'étudiants. Or la victoire de Park Geun-hye résulte déjà d'un effet générationnel : les plus de 50 ans l'ont soutenue majoritairement, avec une très nette avance parmi les retraités, quand les plus jeunes - par ailleurs plus abstentionnistes - ont choisi son adversaire de centre-gauche.

 

Si les Coréens d'outre-mer forment une population estimée à plus de 5 millions de personnes (dont, certes, tous n'ont pas la nationalité coréenne), on relève enfin que moins de 160.000 d'entre eux ont voté au scrutin du 19 décembre 2012, un grand nombre ne s'étant pas même inscrits sur les listes électorales. L'avance de moins de 14.000 voix de Moon Jae-in dans cet électorat n'a ainsi été que d'un faible poids pour compenser un retard national de l'ordre de 1,1 million de voix, mais n'aurait en tout état de cause pas suffi à inverser le résultat quand bien même les électeurs auraient été des dizaines de fois plus nombreux à voter à l'étranger. Il n'en demeure pas moins que l'apathie de la campagne présidentielle sud-coréenne à l'étranger a contribué à amplifier la victoire de Mme Park.

 

Source pour les résultats : commission électorale nationale sud-coréenne (en coréen).

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 23:02

Au Japon, où vit une importante communauté coréenne de quelque 0,7 million de personnes, la plupart des écoles coréennes relèvent de l'Association des résidents coréens au Japon (Chongchonryon), dont les membres ont la nationalité nord-coréenne. La discrimination dont elles font l'objet, et qui reflète plus généralement la situation des résidents coréens au Japon, a donné lieu à une conférence de presse qui s'est tenu à Tokyo le 7 février 2013. L'AAFC-Bourgogne est solidaire du combat des Coréens du Japon, s'inscrivant dans la lutte pour l'égalité des droits entre toutes les personnes résidant en permanence au Japon.

 

Le proviseur et les élèves du lycée coréen à Tokyo ont tenu une conférence de presse dans la capitale japonaise, le 7 février 2013, pour dénoncer l'exclusion des écoles coréennes du programme d'exonérations fiscales dont bénéficient les autres établissements secondaires de l'archipel. En particulier, l'argument du gouvernement selon lequel l' "opinion publique accepterait difficilement" que ce régime soit étendu aux écoles coréennes apparaît comme une mesure discriminatoire.

 

Le proviseur et les élèves ont annoncé qu'ils conduiraient des actions de protestation à l'encontre des autorités japonaises, et qu'ils engageraient également le combat sur le terrain juridique.

 

Le comité régional Bourgogne est pleinement solidaire des professeurs, des élèves et des parents coréens dans leurs revendications et leurs actions vis-à-vis du gouvernement japonais. Il convient de faire cesser une mesure d'exclusion d'une partie de la population résidant dans l'archipel, et dont la légalité est de surcroît contestable au regard de l'homologation des programmes des écoles coréennes par rapport au cursus des autres collèges et lycées de l'archipel.

 

Principale source : KCNA (dépêche du 10 février 2012).

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:20

La minorité coréenne de Chine est issue de plusieurs vagues de migrations, dont la plus ancienne est économique : en 1875, le gouvernement chinois leva l'interdiction pour les Coréens de s'établir de l'autre côté des fleuves Tumen et Yalou qui délimitaient, déjà, la frontière sino-coréenne. C'était le début de l'implantation des Coréens en Chine, où ils constituent aujourd'hui une des cinquante-cinq minorités nationales de la Chine, forte de plus de deux millions de membres.

 

Pendant des millénaires, la frontière sino-coréenne n'a existé que sur le papier : en cas de difficultés économiques suite à une mauvaise récolte, les Coréens n'hésitaient pas à franchir les fleuves Tumen et Yalou pour s'établir sur les terres, plus fertiles, relevant de l'empereur de Chine. Mais la dynastie impériale au pouvoir interdit, à partir de 1628, l'installation sur cette partie de son territoire considérée comme sacrée. Les migrations n'étaient plus dès lors que temporaires, le temps d'une saison agricole.

Mais de plus en plus affaiblie face aux puissances européennes, et notamment la Russie, la Chine dut lever en 1875 l'interdiction d'établissement dans cette partie de son territoire que les Coréens appelaient Kando, et où ils étaient nombreux à se réfugier depuis la famine de 1869. L'interdiction fit alors place à la réglementation : la loi relative à la réglementation du commerce des Coréens de la province de Jilin, promulguée en 1883, ouvrit trois zones au commerce coréen transfrontalier et autorisa leur établissement pour cultiver la terre - principalement le riz - dans une bande de terres longue de 350 kilomètres et large de 25 kilomètres.

En 1907, on comptait alors 50.000 Coréens sur le territoire de l'actuelle province autonome de Yeonbyeon, où ils étaient quatre fois plus nombreux que les Chinois. Mais cultiver la terre ne signifiait pas la posséder, et les paysans coréens étaient soumis à une très lourde imposition, ainsi qu'à l'obligation d'adopter un mode de vie chinois - notamment dans l'habillement et la coiffure.

Dans ce contexte, le gouvernement coréen dépêcha un officiel - Yi Bom-yun - comme ambassadeur dans la province de Kando pour connaître la situation des Coréens et les protéger contre les mauvais traitements qu'ils enduraient des propriétaires chinois. Mais l'indépendance coréenne touchait à sa fin, et le contexte de la colonisation japonaise entre 1910 et 1945 devait bientôt rebattre les cartes : le foyer de peuplement coréen en Chine allait devenir l'une des bases de la résistance à l'impérialisme, les réfugiés politiques et les combattants pour l'indépendance grossissant désormais les rangs des réfugiés économiques : en 1910, près de 110.000 Coréens vivaient désormais en Chine.

 

Principale source :
- Lee Kwang-kyu, Overseas Koreans, Jimoondang Publishing Company, Séoul, 2000, collection Korean Studies, n° 19. ISBN 89-88095-18-9.

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